Promenade
À cette section du sentier,
Avant qu’il ne se verse sous les bois,
Ruisseau en aven,
La mandorle énorme
De la lumière,
La tache de soleil,
Accrochée aux arbres,
Ainsi qu’un napperon,
Repose-tête,
Fauteuil chinois,
Dans un salon,
Le cercle de la sueur
Sous l’aisselle d’un marcheur,
Tu t’arrêtes sur le pas de la porte
De l’ombre,
Jeux des pupilles,
Leur diaphragme s’ouvre, se ferme,
S’ajuste.
Sous les arbres,
Le soleil cru fait vitrail,
Tu marches,
Pas japonais des feuilles
Qui crissent,
Leur son vert, et or, et mûr, et cuir craquelé,
Mer de la Tranquillité

