« Mais tu es de bois »
Trop de bras, et tant de mains,
Dit la diseuse
Puis après avoir
Longuement observé le
Ligneux des nervures,
Sa divination
« Tu es un arbre ». Tendant
Une main, son prix
« Tu me donnes quoi ? »
Le ginkgo se coupe une
Mèche de cheveux
Elle en éprouve
Le métal, croque dans une feuille,
Comme un vieux changeur
Sa lueur, à la
Feuille d’or sur un laque verni,
Puits de son regard
Disque du soleil
Sur la nuit de juin, rien, à
Peine un filet noir,
Sa canine aiguë
De chat brille quand elle sourit,
Une paillette, la dent
S’émaille, cloisonné
De Chine, détail
Le malheur, en mode
Mineur. Tes larmes jouent aux billes
Sur tes joues rosies
Noch klein sein
Rien de grave
La terre des allées
Voit la vie en rose, jonchée
De pétales, la pluie.
Consolation du
Calendrier qui arbore
De juin, tout en un
L’été
Elle se lève. Nul en
Elle n’a plus sommeil.
D’elle, ne restera
Dans la rosée
Que ces herbes couchées,
En cercle.
L’oeil unique et tiède
D’un tas de cendre, qui la
Regarde, s’éloigner,
La roulotte
La guêpe qui te pique
N’est pas frelon, compassion.
La douleur sait de
Quel bois tu es fait, la moelle
D’un bâton de craie
Il te pousse des nattes
Noirs un feu de bois
Derrière l’oreille, une rose se
Lève comme un soleil
On te parle de
La nuit et du beau temps,
Les deux saisons d’un
Rêve de gitan
Soyez inflexible
Un clou dans une paroi de
Verre, qui s’étoile
Derrière la boucle
D’oreille, vrille dans la sueur,
Un cheveu, ombre,
Trompe de papillon