Comptine à la vanille
Lecture en turban
Il colimaçonne autour
D’un poème. Sa langue
Enroule les stries crème d’une
Glace à l’italienne
Lecture en turban
Il colimaçonne autour
D’un poème. Sa langue
Enroule les stries crème d’une
Glace à l’italienne
Ton cou, caducée
Autour duquel torticole
Une minerve de mousse
Boire l’eau autour des
Bulles. La main en couvercle,
Garder, bergère, ces
Noyaux d’air au fond
Du verre. Tu entrebâilles
Les doigts, aussitôt,
Insectes engourdis par
L’éther, ils remontent
Le long de la paille. Ton nez
Pique. Tu te réveilles
Sous le noeud dans le
Bois d’une nuque, la main glisse
Un poids plume, coussin
Le ciel, veine de grès,
Le soir, où se reflète,
Fata morgana,
Jaisalmer
La pivoine d’une joue,
Éclairée de l’intérieur,
Vacille le vent,
Poussière sur la flamme,
Son pistil pâlit
Jusqu’au marine du safran,
La nuit
Dos du fakir.
De son trou le plus profond,
Une abeille sauvage
A fait son rayon
La compassion, qui
Retire un à un les clous
De la planche de
L’apprenti fakir
Quelqu’un, au bout de
La main, qui a tracé ceci,
Eau Écarlate, pain,
Ciboulette,
Le mot, au fond d’un
Grand caddy, est tout petit,
Destiné à nul
Autre que celui
Qui l’a écrit, il est là,
Post-it jaune glissé
Entre deux barreaux, os de
Seiche d’un canari,
Sa poésie
Je la lis