ce que vos yeux vairons

Catégorie: l’air doux d’avril

La consolation

Le malheur, en mode
Mineur. Tes larmes jouent aux billes
Sur tes joues rosies
Noch klein sein
Rien de grave

Black jack

La terre des allées
Voit la vie en rose, jonchée
De pétales, la pluie.
Consolation du
Calendrier qui arbore
De juin, tout en un
L’été

À petits carreaux

Rover, Mobility

Elle se lève. Nul en
Elle n’a plus sommeil.
D’elle, ne restera
Dans la rosée
Que ces herbes couchées,
En cercle.
L’oeil unique et tiède
D’un tas de cendre, qui la
Regarde, s’éloigner,
La roulotte

Con dolcezza

La guêpe qui te pique
N’est pas frelon, compassion.
La douleur sait de
Quel bois tu es fait, la moelle
D’un bâton de craie

À la belle étoile

Il te pousse des nattes
Noirs un feu de bois
Derrière l’oreille, une rose se
Lève comme un soleil
On te parle de
La nuit et du beau temps,
Les deux saisons d’un
Rêve de gitan

Compassion

Soyez inflexible
Un clou dans une paroi de
Verre, qui s’étoile

Bouton, fleur de tiaré

Derrière la boucle
D’oreille, vrille dans la sueur,
Un cheveu, ombre,
Trompe de papillon

Comptine à la vanille

Lecture en turban
Il colimaçonne autour
D’un poème. Sa langue
Enroule les stries crème d’une
Glace à l’italienne

Compassion

Ton cou, caducée
Autour duquel torticole
Une minerve de mousse