ce que vos yeux vairons

Catégorie: l’air doux d’avril

Diabolo

Boire l’eau autour des
Bulles. La main en couvercle,
Garder, bergère, ces
Noyaux d’air au fond
Du verre. Tu entrebâilles
Les doigts, aussitôt,
Insectes engourdis par
L’éther, ils remontent
Le long de la paille. Ton nez
Pique. Tu te réveilles

Compassion

Sous le noeud dans le
Bois d’une nuque, la main glisse
Un poids plume, coussin

Désert d’une couleur

Le ciel, veine de grès,
Le soir, où se reflète,
Fata morgana,
Jaisalmer
La pivoine d’une joue,
Éclairée de l’intérieur,
Vacille le vent,
Poussière sur la flamme,
Son pistil pâlit
Jusqu’au marine du safran,

La nuit

Miel, la compassion

Dos du fakir.
De son trou le plus profond,
Une abeille sauvage
A fait son rayon

Les sept saisons du tricorne

Autour du feu

Le crépuscule des
Gitans, rose rougeoyant dans
La terre des cheveux,
Les yeux dans les yeux
Dans les cieux,  ils leur font
Les lignes  de la
Main, lecture de leur
Chemin dans les cailloux blancs,

Étoiles, poudroiement

 

Jpeg

Kilo de plumes, kilo de plomb

La compassion, qui
Retire un à un les clous
De la planche de
L’apprenti fakir

Les sept saisons du tricorne

Un dimanche au bord de l’eau, Traum

La valse n’existe
Pas encore. Quand tournera
La roue du Prater…
Le Danube charrie
Les menuets, son corps à
Corps avec la danse

Jpeg

Billet de courses

Quelqu’un, au bout de
La main, qui a tracé ceci,
Eau Écarlate, pain,
Ciboulette,
Le mot, au fond d’un
Grand caddy, est tout petit,
Destiné à nul
Autre que celui
Qui l’a écrit, il est là,
Post-it jaune glissé
Entre deux barreaux, os de
Seiche d’un canari,
Sa poésie
Je la lis

Dépossession

Rassérénée, et
Nue. Se nouent et se dénouent,
Les rubans serrés,
La fin du qui-vive,
Les choses sont perdues,
Les gens morts et vivants
Nue.
Y-a-t-il un plus
Que parfait de l’adjectif
Dévêtue

Humide, ronéo

Mont bleu sombre dans
La brume brumisateur sur
L’étal, aubergines