La neige, bois des bouleaux

Dans le café qui avait fait florès
Au pied de la colline de charbon,
Diabolo~menthe, le kiosque à musique
Poussiéreuses rue, Metz, de l’oeuf de Jaumont
Ne reste que le blanc chauffé à blanc, août
En Forêt Noire, les croisillons du soleil,
Volète la Chambre d’Ambre,
Tabacs d’Espagne dans les sous~bois
Longue lettre de Jeeves à l’Absent,
Sans un mot de trop, et l’ailleurs espéré
S’y sont établis l’encensoir des cèdres
Jaune de Naples, azulejo les mésanges
La vérité de l’endroit
Le sceau de la Beauté sur tous ses éléments,
Grain de poussière
Cerf blanc,
Caillou plus bas que terre
Escarboucle,
Le buisson de roses,
Leurs épines en espalier
Qu’empruntent
Sans y laisser leur peau,
Les cherche~midi
Démantelé jusqu’à sa dernière pièce
Le puzzle,
L’image n’a plus de sens
Le carton à l’emporte~pièce en tas,
Tesselles dentelées ostracas
Perles éparses du collier à réenfiler
Un nœud infime, une nacre,
Pour la solidité,
Ainsi la phrase broyée en sa boule
De papier,
Sa fibre confondue dans le linceul
Blanc,
Salar épair qui dissout toute matière
Mais renaissance,
Quand la main qui lisse le chaos des plis
À nouveau y laisse entrer la lumière
Kintsugi,
À la vie,
Ro/se de Jé-r/i)cho
Années arides,
La vigne est muette,
Les grappes pendent sur des cintres,
Fermées, les armoires
Sont humide caveau,
Hermétiques,
Une verte vie, qui cavernicole y croît
Est la seule,
Dehors est sec,
Hinein, Schimmel,
Ouvertes, de simples ouïes
Fendant le bois des portes,
Et de l’air,
En natron,
Sa circulation sur le raisin
Qui se concentre,
Le front fripe,
Corps de sucre du fruit,
Qui nourrit,
Le carat d’un grain suffit,
L’influx
Frère portier,
Son meuble,
De nuage
Poussé par le vent,
Le seuil, l’océan,
Ne le frôle
Le passage des oiseaux,
Dans sa paume,
Rien,
Pièce fraîche de guano
Le soleil la cuit,
Et poudre d’argent
À ses pieds
Sur la fleur des champs
Manne,
Sa reconnaissance à l’épouvantail,
S’épanouit