Air doux
Sous les ailes de l’arbre à coings
L’estive
Plantes d’intérieur
Sous oxygène pur
Atmen
Tyrien
Rose
Les lauzes
Que feuillette
L’ardoisier,
Planche à l’ammonite,
À la rémige
De fougère
Happées
Par la pierre
En impression
Au tampon,
Boteh d’une indienne
Immobile
Soustraite au temps,
À la lumière
Qui défraîchit
Les trames,
Marron,
Les vernis,
Le vent,
Parmi les pivoines
En fustanelle
Lève une abeille
Aux jarrets bouffant
De pollen,
Un papillon,
Keroubim
Aux ailes
Les unes contre les autres
Drossées,
Faces ternes
Tendues
Au monde,
L’interne couvant
L’azur
Le vermillon odorant
Matin,
Jardin de Maman
Passent,
Silencieuse ère de glace
Sur la malachite drue
Les ailes,
Cristaux effilés dont la gouge
Trois nuits durant
Creuse les feuilles,
Tronc noir
Des transis,
Arbres en mince chainse
Dont le Veronèse
Pend
Sous la cognée,
Prasin or blanc
Corrompus
Vert~de~gris,
Tuyautent
Le tuffeau tendre
D’un pot de basilic
Sur un rebord de fenêtre
Oublié,
Et sautillent les freux
Autour de ces proies
Dont ils ne font chère,
Mais qu’en jarre
Les saints de mai
Sargassent implacables
Épurées reliques
Du divin
Au purin,
Or âcre
Et sombre offrande en calice
Qu’ils déposent,
Nappe brodée,
Patène du soleil,
Aux pieds des autels
Des dieux lares
Qui visitent
Le jardin