25/04/2023, poème pneumatophore, 17, insignifiant
Lire truelle à l’œil
Sous un point, premier sabot
Bataille d’Anghiari
Lire truelle à l’œil
Sous un point, premier sabot
Bataille d’Anghiari
Profusion
Du champ de colza
Un gazon mimosa
Sous ce ciel sel Staël rouleaux
Blancs et carreaux lagon en tesselles
La Zélande se penche
Sur le champ
Semblable à une joue
Éclairée de l’intérieur,
Rose,
Or
Dont le laiton
À cette heure brillante
Aveugle
L’observateur,
Derrière la maison
Le ciel est lait, lacunaire
Un azulejo qui blanchit
Comme un carreau de chocolat
Quand il est noir,
Il est Flandres
Reflet de champs de lin
Délavé
Emporté
Vers la mer d’étain,
Je pense à Jeeves là-haut,
Yeux bleus, et liseré
D’un verger,
Paysage réduit
En eux
Aux acquêts
De la couleur,
Algues
En jardin
Jeeves a un prénom
Je l’appelle Amour, j’écris
Ma ligne de vie
L’homme
Du Château des Cerises
Appelle
Son Amour,
Non pas Mon Cœur mais
Cœur
Sans doute est-elle
Cœur de
Tout
À C., comme coeurburant, çakura
Demain nous serons le 24.
L’espoir que tout cela éclate
En bulle de savon noir
Irisé,
Le rêve né
Du cauchemar,
Une aiguille de sapin,
Ploc,
Paix,
Défile en grosses lettres
Lumineuses
Sur les flancs de la sphère,
Comme au temps
De Times Square,
War is over
Sur le blanc immense
Du carreau de la crédence,
C’est un point noir,
Entouré de cils
Que j’ai à l’œil,
Gracile infime
Araignée
Qui fait la roue
Sur son fil,
Poursuit son tumbleweed
Sur son salar
Éblouissant,
Fixer la scène si fort
Que naissent sous la paupière
De mouvantes petites mouches noires
En nuage,
Un pas de côté,
Ne pas précipiter le fruit
De mon illusion
Dans les rets menus
De l’équilibriste,
La laissant
Sur sa slackline,
Et sur sa faim