Dans un stade d’extrême-orient.
Chaque iris est à sa place,
Ils sont mille et scent,
À l’encre bleue Watermann immobiles sous le vent
Une fresque qui sèche.
Quand d’un claquement unanime d’éventail
Qui ferme,
Et rouvre son plissé de soie,
Les fleurs se changent
Tournent les pages,
Les iris papillonnent,
Les enfants-lutrins,
Chacun le pixel d’un tableau,
Composent
Un bouquet,
Et vidant en un instant
L’eau du vase
Déposent la gerbe
Sur un tombereau
De fleurs
De papier,
Sont les immortelles,
Envolées
Par l’orange des physalis
De cousine Mu’
Grignotés
À Pâques
Ou à la Trinité.
Par la piécette
De jade
Au vert poncé
Jusqu’à la transparence,
Cœur rayonnant et grains noirs
Guillochés
La pupille d’un chat,
De François Le Diascorn,
Portrait ovale
Pris sur le vif,
De l’intérieur du fruit,
Actinidia.
Par l’étoile
Tombée dans le vitrail
Tranche de poème
Et caracole la carambole
Abracadabra.
Par le galdr
De la völva.
Les tapis de fleurs,
De sciures colorées,
Les mantras,
Les isons graves
Qui montent
Où sont, de chacun,
L’intime des cieux.
Par les yeux
Mer et prairie
De Jeeves,
Écoute
Demain est un autre jour
Grains de buis blanc
En grappe, le long d’une herbe,
Dans le courant,
Un saumon à dos rouge
Une bulle d’air,
Balise irisée un instant
Et points jaunes
Du soleil,
De l’éponge
Remontant,
Pêcheur
À poumons nus,
À la surface.
Les coraux,
Le courant passe,
Au moment dit,
Calcul des mages,
Des astrologues
Des Marquises,
Se passent le mot
Constellent les hauts-fonds
De leurs fruits,
Perles du Japon
Semences de Tapioca
Miroir tendu
Au ciel de nuit,
En répons
À la réunion
Des étoiles,
Éphémère coïncidence
Un escargot
Pond un œuf
Tout l’univers
Des escargots
Pélerinent
Le long du tronc
Du peuplier
Au gui l’an neuf,
Couvrent l’arbre
D’un lustre d’opaline,
Branche en cure-dent
Le labyrinthe
Au cordeau,
Soie,
Ajourée
Vibre,
Une petite araignée
La régalade,
Boit à une goutte d’eau,
Lèvres sur l’anche
D’une noix de coco
Donner de la terre exotique
Aux orchidées,
La glaise obèse d’eau d’ici,
Froide,
Elles vont muter,
Une orquidée ?
Ou papillons de nuit,
Battre de l’aile,
Souffler dans le nez
Des amaryllis
Et les sortir,
Pot de terre contre pot de l’hiver,
De l’ombre de pin
Du bois de l’étagère,
Cercueil~couffin,
Retirer le drap
Convoquer, la porosité, du kale
Nous sommes bien en 2023
Écumer la peau qui se forme sur le lait du langage
Certains vocables montent à la surface,
Anthropocène,
Babka
Espèce de babka anthropocène, gonfler le registre fleuri du Capitaine,
Les devantures aux enseignes 0′, qui vendent de l’Eire, épiceries, restaurants,
Ils brillent comme la fièvre, rouges, aux joues d’un malheureux, qu’ils finissent par emporter avec eux,
Mémé soulève le couvercle de sa marmite culottée
Du lard et du choux vert cuits
Le chou, palme dentelée, flabellum, dites Kééél,
Comme un mannequin kééélifornien.
La dalle de granite noir tremble près du laurier
Outre-tombe, Mémé, secrètement flattée se marre
Tôt.
Le soleil descend en son jardin,
Éclaire le tableau
À l’aplomb,
Met la rue en ébullition,
Des nappes de naphte fondu
Des quartiers de houille cirée sautellent
Le bitume, les membres échauffés
Autour de l’invisible,
La criaillerie
Penchée
Sur un à-plat gris
Souris,
Les oiseaux
Demain la fête du prénom d’Isabelle,
Souleiado
Deux échardes indurées,
La peau repousse autour,
Elle enrobe de sa nacre le virus qui a fait son trou
En nous
Dans les consciences,
Le poids de la pendule
Oscillant,
Ici,
Et là-bas,
Les quatre saisons
De l’hiver
À nous fréquenter étroitement
Finiront-ils,
Rétiaire et mirmillon,
Par nous ressembler
Les chats ?
Dehors,
Au jardin
Il y a un drap
Couleur tilleul
Et sa grande feuille froncée
Qui ne tient qu’à un fil,
De la fumée de feu de bois voisine
Avec le journal
Qui brûle les doigts,
Les mains dressées devant le soleil froid
De février,
Le chat dit non,
Chaud,
Poil contre le sud du carreau.
Sur la page qui tourne
Glissent les gravats là
Sous la neige poussiéreuse,
L’incrémentation,
L’un, reporter, rapporte les glaviots,
Les crachats, qui ont cours de par le vaste
Monde.
Pour une bombe non lancée,
Plier un cube de papier,
Doucement le remplir,
Il était une fois,
Bombe à eau,
Récréation effrontée, nul n’a été maltraité,
Pull feutré, affaire pliée
Un coup qui craque
Nuage de caramels aux fleurs
Une piñata,
Chassez le nuage noir
Des nouvelles.
Je ferme le journal,
Clore le couffin
Où retombe quotidien,
Le naja