ce que vos yeux vairons

Catégorie: Non classé

Tapis tapi, rose

Le vent dans le dos

Voilà le printemps
Les cheveux blondissent
Lazure ce qui montre page blanche
Boulette de pain bis, le moineau fait la mésange
Les carrés de terre gris,
Le feu à l’amorce,
Les perce-neige
Au pinceau
Redressent la tête
Splash, du chapeau maculé du tour de magie,
Des coulées poussin de jonquilles
D’entre les sapins,
Un peu fleur bleue,
Une gentiane dore
D’un côté,
Reflet penché
D’un narcisse des prés.

Rien ne change,
Le vent
&
La pluie
Gauchissent les gens
Maintenant,
Le beau temps,
Le papier peint
Le teint de rose
Prêt d’éclore,
Le gibbeux,
Des épaules déjà
Les semis,
Sur les robes
Terreau de
De jeu,
Bouquets couchés
Sous la bise,
Avec un R,
Ça adoucit,
Redresse
Les tiges coupées
Des fleurs,
Qui cassent
Lenteur
Du mouvement

Cloisons

Construire une bouteille
De papier si fin,
Sulfurisé poncé jusqu’à l’usure,
Sucre filé, tour de confiseur
Qu’un papillon qui se serait par
Le goulot introduit,
Pour y jouer les goélettes d’un jour,
D’un battement d’aile débile,
Et ressort de la trompe
En infime trompette de Jéricho
Ferait fondre les armures
Les plus opaques
De la trame,
Jusqu’au cœur enchevêtré
Des murs,
Le jardin est là,
La mer retirée
Dans ses appartements,
Grande Illusion
Le printemps,
Hors la citadelle,
Plus loin.
La ligne des sapins

Midi solaire

Vigne rouge à l’eau
Écarlate, son corail blanc.
Les pluies sont acides
La neige, décimée

Hi Paddy

Cultiver un coin
De bruyère, que Jeeves s’y roule
Se relève, Tweed

Sur l’autre rive de la rue

Le pied de vigne vierge
Sur le pignon
Marée montante
D’une fumée sans feu
Dont les fruits
Résident dans le Cordoue
Des feuilles bourgogne.
Il part des fondations,
Puis scinde son brasier
Arrivé à la fenêtre
En deux bras,
Mer Rouge
Au miracle
Suspendu,
Le temps
Que durera l’automne,
Langue de Graoully
Lance-flamme,
Pas une trace de suie
Sur le crépi,
Les dragons ne carburent plus
Au charbon,
La fenêtre s’ouvre
Renvoie un rai de soleil
En ace
Vers ici,
Éblouie.
Un nuage
De passage
Éteint l’incendie

Le vent dans le dos

Midi samedi

Le mur constellé
L’ingrain à la saumure
Lapis-lazulé.

Le store vénitien,
Qui ne tient plus que
Par un tendon,
D’un côté.
La maquette du voilier,
Le cordon du volet.
Il va faire nuit,
Tout est en place,
Le pot de sel
Sur le rebord.
Je tire sur le cordon qui décroche le store à moitié qui choit sur le mât de beaupré qui pousse le pot par-dessus bord
Rubson Pollock sur le papier
Obao sur le parquet,
Bleu.

Sous-jacent

Poisson des profondeurs
Dont on voit battre tous les organes
Du coeur
Luminescence
Dans la plus-qu’obscurité
De la couleur du sang
Limule, bleu, échouée,
Encre épaisse de la nuit
Fait le velours de l’écrin
Au joyau facetté,
Lanterne sur le front,
Immobile,
Les yeux plus gros
Que le ventre
Gonflé.

Limpidité du discours,
Deux taurillons en récréation,
”Ça ne te regarde pas”
L’antique ”Pousse-toi, ton père n’est pas vitrier”

L’heure sombre sur sombre
Semblable au fond d’un jour de novembre,
Passée la pluie qui diffracte le soleil en suspension

Monde d’hier
Supposé n’avoir pas varié aujourd’hui,
A dit,
Trouver l’entrefilet,
Remonter du carrelet,
Du diatrème,
Le poisson à prix d’or,
Dans son écrin de cristal de roche,
Aussi dur que la pierre
… dans certains supermarchés de Lisbonne ou de Porto, des boîtes de thon à 1,79 euro sont désormais  vendues enserrées dans des coffrets plastiques antivol.”

Cœur serré de Santiago,
Qui dort en fin de compte

Derrière l’horizon

De pierre en pierre
Autour de l’étang,
La grenouille bondit
L’herbe est toujours plus verte ailleurs
Le caillou accueillant,
Son bocal
Aux berges de terre,
N’a rien à envier
À celui du poisson,
Avec grotte,
Coffre au trésor
Qui bée,
Bulles,
Doublons d’or
Sur l’étagère