ce que vos yeux vairons

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« Un jour sans fin »

Le 24 juin
La date est gravée sur le calendrier
72% d’humidité,
Consulter la crosse de la fougère,
Son enroulé
Les cheveux, naturellement crantés,
Joséphine Baker,
Jeeves, élégant,
Auroch, hermine,
Les feux de la Saint-Jean
Moins 24000
Avant maintenant

On peste contre la pluie,
On adorait le beau temps,
Le bon augure
Le nom du soleil,
Les peaux ondoyées,
Bayadères moin blanches
Et brunes
Les vacances
Au bord de la mer
Croiser le nom de Neander
Faire,
Greffe, porte-greffe
Des enfants-fruits,
Des colliers de perles
Os,
Pépins de melon,
Le sorcier rêve de verre,
Soupire,
Voir Venise,
Les longues cannes,
Et leurs bulles de savon,
Souffleurs de Murano,
Les guerres sont suspendues
Dans l’espace,
Le temps de l’insouciance
Les autres sont étrangement beaux,
Et septembre reviendra,
Vénéneux,
Fleurs de jusquiame
Toujours plus de sagaies
Fermer les guillemets
Du diorama

Midi, origami

Rata-bredala
Lé du Sud sur lé de l’Est
Faire coïncider,
Le thym, le carvi
Sans en faire
(Jeeves apprécie)
Un fromage,
Un pli

Liberté, égalité…Trois frères

Si tous les gars du
Monde étaient nés, faux papiers,
En ville de Concord

Jeeves va au coeur des choses

Le chat blond, chacal,
Hyène, lycaon, est une
Maman chat près de
Mettre bas
Je m’incline
Croquettes pour deux et
Toi

Point cardinal

Feuilles terrassées par
La pluie, lecture d’ostracas
Fracassés, Le Monde
Vernissé, aux coins
Du jardin éparpillé
L’ouest, le paradis
L’est, Sayat Nova,
Son verger, ossi

Oranger

Soleil, en fleur
De tiaré, fait une fleur
À la jeune mariée,
Dans le lointain,
Cortège des voitures qui
Rayonnent, orphéon,
Sonneurs de cornemuse,
Les klaxons, en sillage
Odeur des dragées douces
De l’heureux présage

Jpeg

Chi-Fou-Mi

Alpha, je tends trois
Lunules vertes. Roméo,
Un quart de trèfle,
Deux tickets gagnants

Cousu main, Jeeves

Leur émail qui craque
Quand tu sers les dents, ta paume
Se lacère sur
La pierre au moment
Du lancer

Jeeves me fait les poches

Chaque mot emprunté
Ici, retrouvé là. Rien
Ne s’était perdu.
Tout a pris,
Germine ailleurs
« Rien ne t’appartient »
Derrière la source
Bouchée à l’émeri, l’eau
Fait son chemin
D’autres doigts la modèlent,
« Tu te sens spoliée ? »
« Ouvre tes paumes en griffe »
Tout, en rien,
Dans une goutte d’eau,
L’image,
Se rejoignent
Le début, et la fin
D’un ciel, et ses nuages
« Retrouve tes mains »

Le poème-tique

Toute petite tête
Aux contours nets, dessinée
D’après nature.

Le corps,
La samba gorgée de sang,
Baudruche exagérément,
Cyclone,
Oeil du cyclone,
Tu crois au calme plat,
Et le vortex !
Les tuiles après les toits,
Les vaches soulevées des prés
Broutent la luzerne
Le goût de nuage,
Des hommes,
Faire bonne figure,
Se détachent du tableau,
Jouent du violon,
Enjambent les taureaux,
Tout cela ne s’entrechoque,
Pas un bleu,
Joyeux,
Les robes couleur d’été
Clarines,
Clarinettes,
Tombent
En jour de fête,
Doublant de fleurs
Les arbres
Du verger…

La tique a bien mangé
Elle ne voit plus ses pieds…
Ici est sa limite