ce que vos yeux vairons

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Blockhaus

Si tu es arbre
Et que tu crains que tes feuilles
Tombent en automne
Ta vie sera long
Hiver monotone, la neige,
Flocons de mésange prise
Par le gel, avec elle,
Le bleu du ciel, acier
Le feu pauvre
D’un soleil maigre,
Son or terni,
Brisure de marron,
Rendu sans sommation
S’affale
Sur la poussière,
Tes pieds,
À nu
Ne portent plus
Le nom
De racine.
Bûche

Aujourd’hui, fête de mon grand-père

Pépé s’appelait Pierre,
Son sobriquet,
Le Baptiste,
Naguère, il tint
Ce rôle paroissial
Dans quelque mystère.

Christophe,
Le porteur
De lumière

À « Coco le Fossile »

Jpeg
Jpeg

Jeeves médite les yeux fermés

Tout est prêt, tartines
Sauf la cerise sur le
Gâteau… Le beurre
Entre épinards
Et confiture
De clémentines

La geste de l’éphémère

Lavant les carreaux.
Les pattes de mouches d’une histoire
Disparaissent dans l’eau

De l’hiver à l’été

Pour la quatrième
Fois, le vingt-quatre du mois
Rien n’a guère changé

Jeu de dame, deux couleurs

La petite maison
D’Irlande blanche sur son
Promontoire à l’orage
Le corps calciné
D’une baleine, dont les restes
Sont l’arche des côtes
Traînée de poudre
Grise de la pluie qui se
Sacrifie, pour
Le contraste
Tout l’oeil de Tante
Jeanne sur ce petit point de
Pain azyme, surplomb
De la baie,
Cadre blond
Autour du portrait
Photo

Requisite (et surtout pas la suite)

Chewbacca
En tuxedo…
Moleskine,
Mon carnet de bal
De papier bible,
Aussi gros
Qu’un annuaire
De la galaxie,
Tom et dom compris.
Le whitebouler,
Petite perle,
Anis de Flavigny

Tissu, couleur hors du temps

Porter une robe
De fleurs fraîches toujours
Une robe à fleurs,
Impression, immortelles

Poète ?

Grand lecteur du Monde,
Même s’il ne comprend pas tout
La musique de la langue,
Le prend quand même
Dans ses bras