Comme un conte amérindien
Enfant en forêt
Sans lumière, ses seuls amis
Sont Peur et Effroi
La nuit est la règle,
Ses yeux sont bandés. Matin.
Son père, à côté
De lui est assis.
N’a jamais été aussi
Près de son petit que le long de cette nuit
Enfant en forêt
Sans lumière, ses seuls amis
Sont Peur et Effroi
La nuit est la règle,
Ses yeux sont bandés. Matin.
Son père, à côté
De lui est assis.
N’a jamais été aussi
Près de son petit que le long de cette nuit
Enfant à genoux
Devant de l’or, tu viens de
Lire le mot trésor
« En présence d’une
Baïne, ne pas lutter, se
Laisser porter »
Lutter contre ton
Penchant, « Comment, en forêt,
Peut-on faire la planche ? »
J’aime le poisson qui
Fait de sa clôture de verre
Une loupe, vers ailleurs
Le maître d’hôtel
Me présente dans une coupelle
Une graine en tout
Et pour tout de mon fruit
Favori
« Point trop n’en faut »
Avancer seul sans
Autre source de lumière
Que le hasard
Fleuve impétueux
De tes mauvais penchants à
Canaliser. Mensch…
Parfum, répandu
Sur la main. Odeur hier
Importune, la nuit
A fait son chemin
A fait la paix avec
L’entêtante. Eau pure
Les suppositions
Vont bon train. Pauvre fantôme
Abandonné dans
La cheminée sans
Sa Ventoline ? Le frigo
Hanté par une Dame
Blanche que l’on a à
Moitié dévorée ? Ou un
Colonel noyé,
Ophélie vaguant dans son
Bol, vapeurs, alcool ?
Qui, l’âme intranquille,
Dont la voix chuintante suinte ?
« Un rossignol »
Dit Siggi.
Comment convertir
En notre sabir, le nom
De ce drôle d’oiseau