ce que vos yeux vairons

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Mahlzeit

À la voleuse
Et son enfançon, qui sont
Pris, main dans le sac
Lui donner, à elle
En imagination, de
La confiture, à
Lui, point de pain dur
Ne fais plus les troncs,
Pauvre mère, dans le regard
De ton petit, rien
D’autre que la perte de
Tes honnêtetés,
Ton ventre, adipeux

« Le Rôdeur »

Tu le surveilles comme
Le lait sur le feu, ton rêve
Ta baleine blanche

Qui le tient encore
Debout, le vieux général
Placard de médailles

Poids de ces résilles
Où l’on s’empêtre. Pliée,
Quelle place tient-elle,
Ta toile d’araignée

Salle capitulaire

Distribution de
La parole, tirer de l’ombre
D’un trait de pinceau
Or, les enlumine, ceux qui
Se serrent tout contre
Les colonnes, les fonds
De classe poussiéreux, fonte
De rebut, blanche
Sous le gris

La danse

Le petit plateau
Sous le verre, la bouteille d’eau
Est tombé par terre
Ils n’ont rien. Lui, dans
Un coin, la gueule de travers
Ébrechée. La dent
D’un boxeur, sur le parquet
Ondes du silence

Poudres, eau, pinceau
Le long de la fissure de
L’os repousse, warten
Garten

Sous le dôme

Jpeg

Pierre de Rosette

« Nom de Bleu »
« Mince de Brie »
De Pépé, les deux noms d’oiseau favoris
Un plateau de fromages ?
Que nenni !
Par dieu sait quels glissements astucieux, il évitait de froisser les susceptibilités de Mémé, le diable se cache dans les détails

Brie…
Il a emporté dans la tombe, le secret de sa cosmogonie

Mahlzeit

D’un mouvement en
Un arc de cercle couché
La joue du pré à
La luzerne, torse
Blanc, bras tannés, pantalon
De bleu de chauffe,
Fauchée, et Pépé

La pluie n’atteint pas
Le sol, le froid la peigne
Buisson de myrtilles
Sauvages aux baies exsangues
Neige, boutons de nacre

L’air se teinte au vert
De poireau, au blanc de la
Pomme de terre,
Dippelappes

Jpeg

L’art et la manière

Manège des lamelles
Empilées du shawarma,
Désordre apparent
D’un tapis de selle au
Patchwork chamarré,
Poèmes enquillés
Comme factures passées par le
Fil d’une tige de fer
Comptoir, zinc d’un bar
Ne juge, mais mange. Que
Sais-tu du coeur de celui
Qui l’a préparé
Il te nourrit, et
Déjà l’abat qui bat sous
Tes côtes in petto
Lui mord la main, toi
Mort. Mais de quelle faim

Pinacothèque

Anges bleus, diptyque
De Wilton. Une mésange
Lentement se dore,
Soleil levant dans
L’arbre, pluie de cosses noires
Drue sous la mangeoire,
Zig, un fil or, zag
Azur, picore, tisse son
Bayeux. Plein les yeux

Bang supersonique

Le ciel se trouble
L’hypnose prend fin, avec elle
La fascination

Tu es un arbre
Remarquable, et tu trembles,
Toi aussi, un homme
Dont j’aperçois dans
Le bois, les veines, les noeuds, fer
De la mitraille
Dans le peuple des
Cicatrices, où il n’y a
Ni valet, ni roi
Tes vêtements de
Marbre, à tes pieds. Mais tu
N’es pas nu. Tu naÎs,
Verdit. Vie de pierre