Il est dit,
La pièce est froide
Je le lis aux fenêtres blacksonnées
D’une farine fine et opaque,
La buée
Montent le volet,
Le soleil soulevé de sa patène,
Et les gouttelettes,
D’un terne brut,
Hors leur gangue,
D’un verre qui fait
Injure à l’eau
La plus pure,
Si transparentes,
Et tièdes,
Les diamants fondent
Ce que fait le jour
À la chair
Des pierres
Les plus dures,
Un laisser-aller
Par l’étamine
De la brume, la lumière, à
Des années-lumière
De ce qu’elle fut, l’été
Les vieux, qui couvrent
Leurs racines de lettres mortes
Quelques unes tiennent chaud,
Le fer oublié d’un mot,
Ici, et là,
Entre les creux
La mémoire
Une couverture de brins,
De poils en fils
Portés par le vent,
Son feutre roule
Autour de la tour
Assise,
Une homme.
Toutes voiles carguées,
Un berger,
Son troupeau,
Hors-champ
Retourne-toi
Il est là,
Dans ton dos.
De l’eau, et sa part
Vinaigrée,
Un tourbillon,
Entretenu sans trêve,
À la manière d’un feu,
Naissance d’un oeuf
Laiteux,
Ainsi que l’oeil
Voilé d’un aveugle,
Mollet,
Saint-Pierre,
Entortillées colonnes
Du Bernin,
Qui montent,
Comme un pâton
De terre
Sur un tour de potier,
Juste avant
L’effondrement,
L’éternité
Thalassa.
Le générique élastique,
Coquille-Arturo-Brachetti-au-ralenti
Mouvante, comme une algue,
Se composent, et se recomposent,
Inlassablement sous les vagues,
Tous les éléments,
La mer dispersée,
Crabe,
Poisson écaillé,
Le sable, laitance
En suspension