ce que vos yeux vairons

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Prière de

Ligne de vie, papillon de nuit

Etourneaux

Coulant, comme d’une corne d’abondance, le couchant
Grains de marc, la grappe grossissante du ban d’oiseaux

Codé en scott (Ross)

« Les Barricades Mystérieuses »

Gedicht ohne Gesicht

« La valse dans l’ombre »

« La valse dans l’ombre »

Sept ans de réflection

Tu portes un nom de maladie,
Mélancolie,
Poésie.
Je te mords,
Je te crache,
Je me raccommode,
Douillette Rambo,
Sous anesthésie.
Tu es un meuble,
Dorénavant,
Je te housse de blanc,
Miroir poussiéreux.
Tu fus un vêtement,
Un objet de séduction,
Mais l’amour ne s’en laisse pas conter,
Conclus la phrase par l’adverbe qui te plaira.
Conclure une paix séparée avec toi,
Poésie

Cuis un gâteau
Époussette les bibelots
Sors les détritus
Désherbe dans la penderie
Rémoule les lames
Les tends
Au boucher,
Au coiffeur,
À l’acupuncteur
Les banderilles,
Au torero,
Dans des gerbes
D’étincelles,
L’Arsule à Gedemus,
La roue tourne
Et s’échauffe,
Couronne d’un grand soleil.
Écris des tartines,
Et les mange,
Aussitôt
Jusqu’à la dernière
Virgule,
Tartare au couteau
Circuit du produit
Commis
En vase clos

Anecdote

Elle soulève à demi
Le rideau fait de petits plis
Gris souris,
Et entre dans la boîte.
Règle le tabouret,
Les anneaux de la vis
Sans fin défilent, défilent,
À sa hauteur.
Ajuste l’ovale,
Celui où
Se cale le visage
À capturer.
Elle pense à Nino Quincampoix,
Sort le grand jeu,
Son peigne,
Son Rouge Baiser.
Dans la peinombre,
Trois flashes successifs.
Puis la bande de carton
Tire la langue,
Au dehors du dispositif,
Aussi noire,
Que celle d’un pendu.
Nuit.
Voile pudique sur le triptyque,
Circulez, il n’y a rien à voir,
Portrait en plan rapproché
D’une bête.
Alouette sans tête

L’encre a giclé
Jusqu’aux genoux,
Abattoir,
Poème écrit
Comme un pied