ce que vos yeux vairons

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Oeuvrer à

Calligraphie dans
L’espace. Le crochet de Mémé
Volète, un coussin
Rond coule d’entre ses
Doigts, en succession
De noeuds.
La poésie, peut-être que,
Ça ne lui parlait
Pas.
La forme ?
De son jardin
Le plus invisible
Possible

Poème

Cet instrument, dont
On ne sort jamais aucun
Son autre que soi

La nuit jette un oeil sur le jour qui se trouble

À chaque fois que revient le matin

Comment pourrais-tu
Te reconnaître ?
Au moment
De sortir de tes songes,
On sonne à la porte,
Le lapidaire est là,
Qui vient
Ajouter
À ton visage
Sa nouvelle facette,
Prélève
Dans la pierre,
Une lame
Après l’autre,
Jusqu’au coeur
De ta face

Fourre-tout (quand on était petit, on y rangeait son pyjama)

Tu penses aux morts, aux
Vivants, avec gravité.
Un moustique. Tu trouves
Que le frigo ronronne,
Chat électrique,
Cosmogonie
De tes soucis domestiques,
Tes pensées,
Qui pendulent,
La liste des courses,
La course des étoiles,
Être l’eau,
Et le bouchon sur l’eau,
Les deux à la fois,
Feux dans l’Oregon,
Là, des hommes se noient,
Une goutte d’eau
Va rouler le long d’un brin
D’herbe. Oui, mais quand ?
Le dernier des Mohicans,

D’un bleu grignoté

Dame, céruse blanche

Le soleil, mondé
Par la pluie, l’air à la chaux,
Un saule en cheveux,
Au bain de vapeur

Nuit

Grand incendie du
Soleil. Par le carrelet
Du vitrail, son or,
À l’agonie

Mise en lumière, nuit

Il n’y eut pas
Au soir,
De ces ciels étoilés,
Que l’on ne trouve
Que dans les hauteurs, à l’air rare et limpide,
Nuit de Dalmatie,
Au champ de marguerites
En suspension au-dessus des têtes,
En Pentecôte,
Carreaux d’arbalète des Perséides,
Qui troublent un instant,
L’ordonnancement des fleurs.
Mais dans la douceur,
Une constellation inédite tombée
Sur terre,
L’assemblée des yeux brillants,
L’escarboucle
Des coeurs affleurant
Sous la peau
En transparence,
Le pulsar d’un point rose,
Bouton de nénuphar,
Palpitant,
Et le partage du vin,
Son or sur les lèvres,
Cerise sur les joues,
Vermeil

Nuit, au plus noir, juillet