ce que vos yeux vairons

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La nuit, l’été, le jour

Les carreaux

Il y a ceux qui
Se posent sous ton pied. Ceux,
Si ensoleillés.
Ton pas aveuglé
Te plonge dans un abîme
De perplexité

Du jour, à la nuit, glissement

Lisant un livre de Philip K. Dick

Du liest Effi Briest
Ich fürchte dass der Meister
Wieder schwanger ist

Ramboutan, l’été

Lychee, Jeunes Gens
En Colère, puis vient, avec
La doucine des ans,
La couleur

Fruits, l’été

Une pinacothèque.
Judith et Holopherne
Défaits, méfait
De Salomé

Freude

Du haut des gratte-ciels,
Arc de triomphe des astronautes,
La fin des guerres,
Des millions d’écus noirs et blancs,
Des liasses de papier journal
Effilées en serpentins,
En torrent sur les têtes en liesse,
Y aura-t-il des fanfares,
Des écureuils saouls
De donuts,
À Central Park,
Dans les cendres chaudes,
Départ d’un feu,
Des soleils qui tourbillonnent
Dans le soir,
Haendel

Pluie, en points de suspension

Dans l’ambre blanc du
Biot, l’odeur de l’air du temps,
Dans le vide de
L’ampoule

« Vos papiers »

La société des
Masques, anonyme
Tu l’aimas.
Le visage uniforme,
En uniforme de papier,
Blouse blanche
Glissant dans un film
De Franju.
Désormais, le porter,
Nuage plissé,
Exhibition de ton identité.
Tu seras moins nu,
À faire glisser de côté,
La cloison opaque
De ton shoji

Promenade

À cette section du sentier,
Avant qu’il ne se verse sous les bois,
Ruisseau en aven,
La mandorle énorme
De la lumière,
La tache de soleil,
Accrochée aux arbres,
Ainsi qu’un napperon,
Repose-tête,
Fauteuil chinois,
Dans un salon,
Le cercle de la sueur
Sous l’aisselle d’un marcheur,
Tu t’arrêtes sur le pas de la porte
De l’ombre,
Jeux des pupilles,
Leur diaphragme s’ouvre, se ferme,
S’ajuste.
Sous les arbres,
Le soleil cru fait vitrail,
Tu marches,
Pas japonais des feuilles
Qui crissent,
Leur son vert, et or, et mûr, et cuir craquelé,
Mer de la Tranquillité