Non pas l’une de ces
Plantes réduites,
Citronnier aux racines
De lotus d’or,
À l’arrêt sur un balcon,
Mais les palmes luxuriantes,
Flabellum vert en éventail
Buissonnant bananier,
De pleine terre.
Voici ce que je vis, hier,
Pignon nord d’une maison.
Courir vers l’étang
Cribler, trier,
Les foulques, là
Les cygnes, ici
Ouvrir encore une huître,
Chant d’une mouette,
Ouvrir la fenêtre,
La bruine n’a pas encore le goût de sel,
Ouvrir encore une huître,
Gardien de phare interstellaire,
Ni eau, ni mer,
Aiguiller des monolithes
Noirs au son
De la valse,
Des droïdes dorés
Et bavards
Qui compostellent
Dans le vide,
Polir les lamelles
De la lentille,
Branchies relevées,
Store vénitien ouvert,
Là bas,
Où il n’est question
Que de la lumière,
Et de sa doublure
Saison, qui revient
Avec régularité,
Indicateur
Des marées,
Une fois par jour.
Les yeux mi-clos,
Tu rêves,
Intercalaire, entre l’été
Et l’hiver,
Le coeur fond,
Que ferait-il d’un chapeau.
La tête à l’ombre,
Le corps en équilibre,
Sur la pointe
Du fléau
Sa cueillette de
La fleur de de krill, patience
De la baleine
Feuillette les pages noires
D’un bloc de lauze, recueil vide.
Jusqu’à l’empreinte,
Révélation du sommeil
De la crosse, trace
Du creux dans la pierre,
Et son absence,
Feuille de fougère
La tuile… Soudain, l’une,
En calque de l’autre se
Tuilent,
Messe pour le temps présent
Les jardins
Migration des gnous.
La vague des bêtes par-dessus
La rivière, sabots
Sur les têtes en
Marchepied, les unes se
Haussent sur la rive
Et les autres crèvent.
Moi aussi, je suis gnou.
Les jours pairs, gnou du dessus
Les jours où je perds, du dessous.
Les jours pairs, je ne suis que mufle, et corne