ce que vos yeux vairons

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Mais aimer

Ruban d’Ugolin
« Je suis l’as de trèfle
Qui pique ton coeur »

Tous les matins

Je me recueille
Sur ma mue, celle d’hier,
Que je ne suis plus

(Puis je me brosse les dents)

Petite cuisine au fenouil

Sous la table, je
Me suis déchaussée. Sentir,
Sur le bois, le sable

Décor

Dans le sillage de
L’ombre de l’amaryllis,
Oser se fondre

Volet 2/2

À mon réveil. « Où,
Le soleil ? ». Je regarde
Dans le mur. Fenêtre

Volet 1/2

Dans un coin du mur,
Le soleil s’est tapi, il
Dort, couleur ombre

Plissé soleil

Diamantaire. Dans son
Papier plié en quatre. « Que
Voyez-vous, Carter ? »

Par où commencer

Oiseaux imprimés
Au plus profond du papier
Peint. Vont-ils chanter ?
Le peintre en lettres se tait

Le cartulaire

Ici, rien ne dépasse.
N’accroche le regard, la terre est plate
Les étangs, oeufs de Pâques, on les cache dans les creux, redevenus pièces d’eau, sur la ligne Maginot
Certain matin, quand la brume
Ne dirait-on pas les Dombes ?
Un petit coup sur le pare-brise, l’image gondole, dans le très lointain, une rumeur que le vent rabat, sur l’A4, un camion klaxonne, un foulque ici buccine, passeggiata, ici, c’est aussi Little Italy, une Aronde file sur le front de mer à Rimini, ma mère danse, sa robe en arum ondoie sur un air avec du sentiment
Et le vent tourne, dissémine ailleurs le bruit
L’étang miroite, fractures sans arête, le mercure éparpillé se restaure, le foulque paddle, tout est tranquille
Dans mon oreille, l’accent de Marthe Keller
Dans notre gorge, le même vent, la même anche, et pourtant
Hejnal.
Helfenstein, je roule un rocher devant l’entrée d’ici

Du sang a coulé dans les veines des cow-boys et des reines

Te souviens-tu du
Jour… Au salon, la télé
De toutes les couleurs