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Ruban d’Ugolin
« Je suis l’as de trèfle
Qui pique ton coeur »
Ruban d’Ugolin
« Je suis l’as de trèfle
Qui pique ton coeur »
Diamantaire. Dans son
Papier plié en quatre. « Que
Voyez-vous, Carter ? »
Oiseaux imprimés
Au plus profond du papier
Peint. Vont-ils chanter ?
Le peintre en lettres se tait
Ici, rien ne dépasse.
N’accroche le regard, la terre est plate
Les étangs, oeufs de Pâques, on les cache dans les creux, redevenus pièces d’eau, sur la ligne Maginot
Certain matin, quand la brume
Ne dirait-on pas les Dombes ?
Un petit coup sur le pare-brise, l’image gondole, dans le très lointain, une rumeur que le vent rabat, sur l’A4, un camion klaxonne, un foulque ici buccine, passeggiata, ici, c’est aussi Little Italy, une Aronde file sur le front de mer à Rimini, ma mère danse, sa robe en arum ondoie sur un air avec du sentiment
Et le vent tourne, dissémine ailleurs le bruit
L’étang miroite, fractures sans arête, le mercure éparpillé se restaure, le foulque paddle, tout est tranquille
Dans mon oreille, l’accent de Marthe Keller
Dans notre gorge, le même vent, la même anche, et pourtant
Hejnal.
Helfenstein, je roule un rocher devant l’entrée d’ici
Te souviens-tu du
Jour… Au salon, la télé
De toutes les couleurs