ce que vos yeux vairons

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Animation

Territoire du poème. Quelqu’un est adossé
À un arbre. Le décor n’est plus lettre morte

Alentour la charbonnière

La mer est venue,
Jusque dans la forêt. À
Quai, un steamer fume

Coup de vent dans le couchant, clocher et réverbère

Jpeg

Sous la veilleuse

Dans la couveuse, où je plonge la main,
Les flocons chauds et jaunes des poussins,
Ils dorment, leurs petites ailes parfois se soulèvent
Sur le coffre minuscule de leur bréchet,
L’odeur de plume tiède, les becs oranges,
Des épines dans le désordre, sur des boutons de rose,
Qui respirent doucement, l’un piaille
Je retire ma main

L’aurore orange et rose, le safran passé d’un sari
Pas un souffle d’air,
Rien ne remue les nuages, dans leur pépinière,
Rien d’autre, dans ma paume, que la couleur chair de ma peau

Clocher et réverbère

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Persistance rétinienne

Est-ce

Couronne de perles,
Qui ceint la goutte d’eau, qui
Tombe, au ralenti

Ou est-ce

Osteospermum spatulé

Sous-bois

Palais de Dame Tartine, le sol croustille
Les feuilles brunes et sèches s’effritent, sous mes pas, une chapelure de Gavottes au chocolat

Une bibliothèque, cuir et vélin, cuivre de rouleaux esséniens que l’été tanne et corrode, jusqu’à la poussière, et l’oubli
La forêt craque, dans mon sillage, son chant poussiéreux, mes pieds, qui avancent sont des doigts rugueux, glissant sur le cristal enroué d’un Glassharmonika

Le soleil, bronze

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Trace d’iris

Jpeg

Elle me précède d’un pas

Jeune criquet, en cosse de petit pois frais
Ses pattes, un pantographe, qui se déplie sur un dessin que je ne vois pas.
Au jardin, la poésie ne me manque pas
Réarranger l’ordre des mots de la phrase, je suis ingrate