Arlequin à la loupe, Riquet à la houppe

Tanique henné sans motif, brou des pommes grises
Qui bronze les mains, jusqu’aux poignets un Rodin
Qui épluche
Les arbres marqués tombent,
Morcelées l’écorce,
La croix indélébile à la bombe,
Ce jour,
Où l’on se résume
À ce seul tronc,
Sans le couvert
Des feuilles,
Des aiguilles sans point de rouille,
Des pommes amères,
La lutte contre l’exécration,
Les chats envahissants et leur vie de chien
Le regret de ceux qui ne viennent pas,
Qui ont humé l’asile sans fondation,
De la rencontre,
Carré de moelle ligneuse
Avec la lame
Du Förster.
Tout le reste,
Deux points à la ligne,
Le début
Le rebut
Est de petit mystère
Redoute pour elle,
Jusqu’à ce bât,
L’irisation
Qui pourrait la crever,
La bulle.
En sa paroi,
Les troménies,
La fontaine miraculeuse,
La traîne en long phylactère de soie
Qui épouse fidèlement le contour
De chaque marche
Vers le sommet,
Les lys et l’encens,
Chasuble prince
Quel est ton fief,
Nous sommes moineau
De l’année,
Buvons au calice
De cette écume
Dont nous ignorons
Le tréfonds.
Lagune,
Le souvenir
Retient les marbres immaculés,
Le coin de l’œil déjà,
La zébrure de la vase
Dont le lierre veine,
À fleur d’eau,
Le premier degré
Qui mène
Au palazzo
À N. égrène
Pour N.
Au haut peuplier
À la morte sans annonce
À l’impromptu ballon sur le lisse
De la chevelure
Les enfants jouent dans la cour
Sa main monte, à l’aveugle sur les bandeaux intangibles,
Couleur fixe.
Septième de promenade,
Nous reprenons,
Bras dessus,
bras dessous,
Tressés
Au simple point de mousse
Trois ans de plus
Que l’âge de raison
Vingt et un onze l’année passée
Pour N.
Il existe
Ce condamné à la liberté
Dépouillé de ses murs,
De la cellule qui lui est chair.
Chaque pierre lissée du bout du doigt
Enregistre son microsillon
Son braille
Dont la main en pavillon
Délivre la note
L’éolien
La joie rare,
Tête d’aigle en poinçon,
Ces murs, son air,
Poumon d’acier
Qui donne goût à la vie
Immobile.
D’un coup sec
Le loquet tombe,
La corneille,
Bec d’or,
Ferme la cage
Sûre
De rien.
Dans le champ, le sillon à l’arrêt
La paire de bœufs suspendue au soc
Au souffle de l’homme au labeur,
Prends les longes
La relève de la nuque affaissée,
Ne t’inquiète de rien
Les bêtes seront tes maîtres patients,
Peut~être gauche, le zigzag de celui qui apprend,
La ligne que je trace,
La première qui ait à mon cœur
Du sens.
L’éprouver