02/02/2024, le vent

Tourner en rond, une façon d’écrire toujours
Le même poème. Quoi que l’on dise, Amour Jeeves
Le creux autour duquel s’élève et gire l’argile
Du pot sur le tour
La goutte d’eau qui fige un instant l’insecte
Dans son mouvement
Et crève de la pointe de glaive d’une antenne
Être la terre du broc, et le vide qu’elle ceint
Et le vin tiré du foudre décanté
Qu’elle contient, l’ouvrage est lac de rétention
Calme
La loupe d’une bille transparente
Comme une serrure contre laquelle
L’œil se colle
Voir le monde par le chas de cette petite sphère
Mais il n’y a ni mur
Ni porte,
Pas de clef qui obstrue le regard
Pour s’en apercevoir
Faire un pas de côté
Du calendrier l’été est la boursouflure
L’automne des chromos, filet de fumée qui monte
Droit
Noyé sous les flots
Compter les côtes de l’hiver, chat en peau
De lapin famélique
Le printemps lui mange la laine
Sur le dos, épiphanie
Jusqu’au jour où.
La Terre en agneau
Dévorée par les hommes
En pou
Se jettera à l’eau,
Baume sur la piqûre