Le scolyte,
Une lave sans feu
Qui dévore le Noir
De la Forêt-Noire,
Laissant à sa suite
Un cortège de squelettes
En haie d’honneur,
Des rangées de sapins
Couleur de grès
Poissons debout,
Les cimes aux cieux,
Orbites vides d’yeux
Dont on peut compter les arêtes,
Branches aux os frêles
Qui n’ombreront plus le torrent.
Va-t-il sécher ?
Et la maison aux cent pendules
S’ensabler
Dans le Wurlitzer
The Silver Swan, Gibbons
Par Fritz Wunderlich
Sous la pierre soulevée
Sous sa face humide,
Ubac sans adret
Quelle que soit l’heure,
Un ver rose
Mis au jour,
Le soleil l’éblouit
La main importune
Bouleverse son limes,
Il se tord.
Reposer la pierre
Dans ses contours,
Pièce ultime du puzzle,
Sans forcer.
Le laisser retourner
À ses profondeurs,
Nuit est
Sa pierre
À l’édifice
Alfred Deller tourne
En boucle, son Cuckoo, écho
À l’oiseau
Partage d’un même bois
Vider la mer avec une épuisette à maille unique,
Désherber autour des pavés,
Sisyphe, Narcisse te tend un miroir au tain usé, tu t’épuises en vain
À la vie, qui déplace des montagnes
De pierre, et pousse les murs.
Une course entre l’herbe et l’obstination,
Ce quadrillage vert qui emporte-pièce un espace gris.
Soulever tous les pavés de terre,
La perte du béton.
Gagner
Au pire,
Une prairie fleurie,
Au mieux une prairie fleurie,
Velours Veronese,
Corset délacé
De mousse, de plantain, de pissenlit,
La vie
Hier j’ai laissé
Passer l’heure, E. et E.
Premier mois sur Terre
Tout dépend
Du papier,
Et de l’eau.
Certains se roulent
En boule,
Une pierre inerte
Dans son coin,
Il ne se passe rien.
L’eau sage comme une image
Ne pèche pas
Par excès
De folie douce.
Leur peau lisse
Sans le moindre accident,
Les choses.
Aussi lorsque
La peau de banane
Et ses bras en étoile de mer
Glisse dans le tambour,
Que le mouchoir de papier
Se sépare de ses fibres
Dans l’eau mousseuse,
Ce sont constellations
Mystérieuses
Qui margueritent
Sur une toile bleu nuit
Une carte du ciel
Et ses Perséides,
Bribes
De Kleenex
Sur un jean
À mille tours
Et quelques minutes
De trop