Être bon
Renverser la vapeur du typhon,
De l’imago,
Un agneau,
Renata chante dans Otello,
Ave Maria, piena di grazia
Comment marcher avec des hauts talons
Comment marcher avec des talons haut
Avec un S
Le faux angor,
Comment faire se lever une pâte levée en l’absence de soleil
Abracadabra
Ramona, la chanson
Tebaldi est le soleil de Maria
Pas de vice-versa
Pour une fois,
Le fils de Michel Simon
Dans le film de Claude Goretta
L’Invitation
Les horloges de Julius,
Les pensées rebondissent
Galets qui ricochent
Entre les vagues
Où sont les dunes de La Panne
Les chats d’Istanbul
Sont nés à Venise
Et vice-versa
Les géants
De Vranja
Jeeves
Écrire sur
Du sable,
Du bout d’un bâton,
Puis ruse de Sioux,
Da capo
Revenir sur ses pas,
Jusqu’aux origines
D’une branche de feuillu
Carder le continuum
Des phrases en mailles
De forçat,
Ratisser le poème,
Volutes et cercles
Cassés
Autour d’une
Roche,
Shr shr shr
Le chant sans
Voyelle
Du gravier,
L’expression simple
La sensation
Quelque chose
De démaquillé,
Loge
Où tombent
Les fards,
Les formes d’osier
Sous les robes
De princesse
Vinaigre doux
Melfor,
N’entame rien,
À peine une bulle
En piqûre d’insecte
Sur le bâton
De craie,
Pour Jeeves
Il y a des rosiers
Acclimatés à l’hiver
Un toit en nid de moineaux
Des herbes entre les dalles
Le torrent rapporté
De Forêt Noire
En souvenir
Un soleil ne flétrissant
Rien de son fer
Pour le moment,
Des chats décoiffés
En manière
De lions,
Alors pourquoi
Le comparer
Au rêve
De l’Alhambra,
Et lui faire ombre,
Il est à la taille
De mes gants
De jardin
Jonquilles !
Tulipes !
Lilas !
La foudre frappe
Sa monnaie
À l’ozone
Toujours au même endroit,
Profil de médaille
De l’herbe-à-chat
Le jardin,
Le lui rend
Bien,
L’arbre à coings
Et ses liasses
De pétales
Qui commencent
De tomber,
Bris de porcelaine
Au grain de riz,
Le vent tient la banque,
Le rossignol,
L’ut sans gravité
Mélodie en sous-sol
Au jour dernier
Des trois saints de glace,
Le jardin retient son souffle
Le marronnier de l’Est
Celui de l’Ouest
Replient leurs ramures
Contre le corps,
Les grappes de fleurs
En ampoule de cire,
Lustre
Et chandelier,
Selon l’orientation
De la rose des vents,
Passent entre les gouttes
De la gelée,
Le temps est clément
Minuit
N’a pas encore
Sonné
Sur chaque brin d’herbe
La rosée perle, je suis
Immensément riche
Le soleil remet
Les pendules à l’heure,
Le bec dans l’eau
Qui s’évapore,
Je bois mon café,
Jeeves des yeux,
Voilà ma Pierre
Au regard pers,
Myosotis sur un pré,
Rien d’elle ne fond
À l’heure ensoleillée,
Seul pour lui,
Mon coeur