Du premier mot
En haut à gauche,
Au dernier
En bas à droite,
Lecture
À la diagonale paresseuse,
Et c’est le séisme,
Le soulèvement rocheux,
Le ravissement d’une Sabine
Le papier plisse
En une succession
De vaguelettes,
Écume de mer,
Le panache d’un mot,
Santiago pêche
Dans les parages,
La feuille plate,
Et son plan-relief
De fleur de nénuphar,
Qui avant de happer le cœur,
Accroche le regard,
Faculté du poème
D’absorber le lecteur
Dans la matière douce
De son buvard
Ce carré lointain,
Tout en bas
Est le plancher de la cour,
Pas plus grand qu’une piécette,
Sapèque.
La porte cochère s’ouvre,
Il ouvre,
La couronne des fenêtres,
Dans les étages
Son étui,
Quand ils cousent
Des paroles
À la musique,
À chaque fois,
Il naît violoniste.
Repassant la porte cochère,
Il disparaît
À lui-même.
Mais l’étui,
Deux moitiés de papillon
Retenues par la charnière,
Et le velours
Sur le sol,
Fleur épanouie
Dans quatre jours
Cela fera quatorze mois
Un enfant compte à rebours
À zéro Jacadi en pleurs a dit ça suffit
La guerre,
La peur
Tout ce qui est tu
Sortira là, racines en
Vase, communicantes
En bas
Du taxaudier
Sont ses énormes racines
Qui sortent de terre,
Sa résurgence
Qui cherche sa part
De jour ?
Celles qui ont peur
Du noir,
Autorisées
À quitter
Les souterrains
E. ont 10 jours
C’est jour de fête pour E.,
Dans sa grenouillère
À petites fleurs