E. ont 10 jours
C’est jour de fête pour E.,
Dans sa grenouillère
À petites fleurs
Les camions s’amoncellent
Les cottes orange fluo
Les cordistes
La chambre du haut
Est mon taxaudier,
Bientôt le courant
Sera coupé,
Lui aussi.
Repoussera à midi
Seul lui
L’éventail vert,
Les ailes repliées.
Il faut le faire
Soigneusement
Le lierre
Emporté loin
Par le sapin
Adossé
Au poteau électrique,
Lierre-réverbère
Sapin-lampadaire,
Dont la lumière
Coule des flancs
Sur la nuit de la rue,
Ma ligne de mire,
Je n’ai jamais connu
D’autre paysage.
À midi, tout sera fini
Élagage.
Et au-delà des branchages ?
« Que voyez-vous, Carter ? »
Jeeves prend une planche de fromages,
Je lui montre, molle, la meilleure pâte
je, bol de soupe à la grimace
(Avec morceaux 🙂)
Apprentissage
La pluie qui tombe
S’arrête sur l’arbre à coings
Chaque goutte se fige,
Ainsi que goutte de cire
Refroidie
Le long de la tige,
Dont la transparence
Verdit
Argent et jade
Fripé
Prémices
D’une feuille,
Qui met le feu aux poudres
Et couvre l’arbre
De sa robe couleur
De pré
Tendre
Non loin d’ici
Est la place
Aux luminaires,
C’est ainsi
Que je l’appelle
L’hiver
Chaque branche
De chaque arbre
Est terminée,
À l’imitation
De ces rampes d’escalier,
D’une boule de vert-de-noir,
Tête de chat née de la taille
D’un maître-élagueur-verrier,
De l’obsidienne,
Semblable aux baies de genévrier
Et chaque oiseau qui sautille
Beige entre les brindilles nues
Allume l’étincelle
Qui brille et fond,
Fontaine de lumière
D’un éphémère cierge
Magique,
Comme une répétition,
L’attente du printemps
Et de son effusion
Là, nous y sommes.
La place,
Geyser,
Et celadon
Oncle Ho
Parle aux moineaux
À celui qui a faim,
Donner avec précaution
Ce Goya aux sorcières,
Éplucher le fruit,
Sous sa peau olive,
Le suave de la goyave.
Planter des fleurs,
Appeler les abeilles
Dans le jardin aux rocailles
Où sèche le Chardin à la raie,
Arroser.
iel
iel
iel
Une lettre de l’alphabet,
En majuscule,
En majesté
Enluminée
Il faut peu de choses,
Au début