Nouvelet de juillet, 1
Elle déplace son campement
Le long, sur l’eau
Elle arrange les berges du torrent
Fait son lit le long du lit du Nil
Sous le couvert des arbres,
Elle pousse le ciel,
Bergère de libellules,
Vers le sentier coupant,
Les cailloux acérés
Brillent, silex au soleil,
Ne montent, noirs
Silencieux que les taons
Avides, tes bras nus
Entre le poignet
Et la manche longue,
À la chair tendre,
Le bourrelet,
Poinçonnés,
Leur impôt,
À la tête du client,
Du sang neuf,
Ta main gauche ne dit rien,
Trop tard,
Le flabellum
Des doigts
S’éparpille
Sur le vide
