ce que vos yeux vairons

Signe extérieur de richesse

Olympiques,
Tous les corps,
Everybody,
Le champion du cent mètres
Laisse filer le record,
Marche au pas de
L’homme qui marche lentement,
Sur le côté
Ami

Siècle des Lumières

Nous sommes, Gorilles dans La Brume.
Beauté,
Liberté, égalité, fraternité,
Un peu d’humanité

Luther, du verbe rêver

Labo Les Dix Plaies d’Egypte

T’as des geeks qui te fabriquent tout
Météo, tu veux trop d’eau ?
Moustique tigre qui te pique ?
Du Covid qui te vide
Les  poumons et le cerveau ?
Gens qui brûlent, gens qui se noient,
Demande, et tu recevras,
Plus de pain,
Plus que des crève-la-faim,
Mangez de la brioche !
Dit le gros bouffon
En se massant la brioche,
Ça jette un froid,
Le bide
Les gosses à l’école ?
Tu rigoles !
Un tube de colle
Dans le pif, et basta,
Plus de baston,
Ils dorment comme
Des bébés,
Les petits zombies,
Et quand ils se réveillent,
Ils piquent dans le cabas
Des vieilles,
Elles tombent,
Le col du fémur,
La tombe,
C’est la vie,
C’est dur pour tout le monde.

Oh !
Les Indiens,
La danse de la pluie
Et toute la litanie des saints,
Ici, sur les déserts,
Là sur les maquis,
De l’eau, là où il faut,
Miracle au mois d’août,
Janvier liquéfié,
Plus de pleurs,
En gros caractères,
Des fleurs,
À la une
Des journaux

Jongleur

Dans la géode
De sa joue, le soleil,  chique
Pour la nuit à feu
Doux

Café Au Buddleia Restaurant

Une piéride choisit
Sa table, inflorescence
Au soleil, elle à
L’ombre

Sur la peau, les cernes du bois

Rang de grappes, glycine
Sous les cils noirs, les pommettes
Mauves. La nuit d’or blanc

Intérieur nuit d’une
Joue qui rougit, sa lueur
Givrée au premier
Rayon du jour

Grosses ficelles

La capote brusquement
Dans un claquement,
Et un nuage de poussière,
Sur les têtes.
Happés au passage,
Comme des goulées d’air
Par une bête en plongée,
Des filaments de flonflons
Électriques,
La fête foraine.
Mécanique ondulante
De la chenille
Sur ses rails en ruban
Dans l’espace.
Sous la toile mitée,
La voûte étoilée
D’un planétarium,
Ballet
Des usagers brinquebalés,
Un peu de tauromachie,
Aussi.

Ici,
Je suis celle
Qui balaie la poussière,
Je vends les tickets,
Les pommes d’amour,
Je plonge les corps
Dans le soir,
Je met les cris au jour,
J’appuie sur les boutons,
Là, un haut-le-coeur,
Bondir dans le trou
Du souffleur

Tourne l’écran.
De la feuille de papier,
La chenille est passée
Sur l’autre côté
Sans laisser de trace,
Du vent,
Poème,
Et manigances

Poids plume

Des yeux jusqu’au coeur.
Une poésie, sans support,
En toi s’incorpore