ce que vos yeux vairons

Aujourd’hui, corset,
Dont les baleines, sont des
Liserons, qui craquent,
À la première expiration
Poème
Demain,
Un sarreau
Taillé dans
Le papier de riz
D’une lanterne.
Attendre,
La nuit,
L’inspiration
A pour nom
Souffle frais
Bu à l’évent
D’une baleine,
Air tiédi,
Cueilli entre
La peau,
Et le champ de coton
De ta robe
En son haut.
Nulle crainte.
Sur l’échelle de Richter,
Le séisme infime
S’inscrit
Une vaguelette
Boucle,
Tu respires,
La lanterne
Monte,
Luciole,
Qui accompagne
Le vol
D’un bonhomme
De Folon

Tombe-t-on ?
Toutes affaires cessantes,
L’écriture,
Ainsi qu’un cycliste,
Toupie
Qui verse sur le flanc,
Les cale-pieds
Vidés
De leur contenu

Chaque fois que tu t’abandonnes
À la tentation du vers,
Saint Antoine au désert,
Noue un à un
Les brins sans nombre
D’un tapis de papier,
Et invoque la pluie,
Ses botehs
En bouillie.

Monte dans une
De ces tours de verre
Poussées dans la ville,
Un hôtel.

La chambre est lisse.
Nul bruit,
Pour la rider de son onde,
En dehors de celui,
Guêpe qui vrombit,
Ton coeur,
Et son acouphène

Sur la coiffeuse au miroir,
Un sachet de thé
Bronze l’eau qui fume,
Dans une tasse,
Et son multiple,
Son reflet,
Dans la glace

Dans le tiroir
De la table de chevet,
Ta main gauche à couper !
Une bible des Gédéons.

Tu es seul
Le seul état
Qui ne soit pas
Illusion,
Tous les hommes partagent ce privilège,
Pain à la croûte acérée,
Un silex
Qui ulcère,
Autant qu’il nourrit

L’amour
Cette petite poignée de terre
Jetée dans l’obscurité
D’un trou
Afin de le combler
Insondable aven

Tu te laves
Tout habillé
Du robinet d’eau
Chaude
Ne coule que du
Tartre,
Les fleurs rouges
Des dartres
Sur la peau,
Petites fleurs
Arctiques,
Semis
Marimekko
Bulles de savon
Sur le pull,
Le froid

L’intention est sincère, un homme Wodaabe danse le gerewol, plaire

De se dire à séduire, une lettre, un accent de plus, un espace se contracte,  un visage sur sa grimace

Le vide, ce champ dévolu à la poésie, moi aussi, je l’ai encombré

Rendre au bouquet d’hier, la vérité de sa dimension

Ce que mes yeux verront,

Sans artifices.

 

Durcheinander

21/08

21/12
La barre, couchée
Sur le mur, psychée
En miroir,
L’hiver se mire.
Retour en arrière,
À aujourd’hui,
Quatre mois
Avant l’entrée
Dans la nuit,
Un enfant
À califourchon
Sur les épaules
De son frère,
Ils sont bronzés,
Nimbe de la lumière
L’été

Leben

Nebel

De haut en bas, Glassharmonica

Inlassablement
De conserve, les poissons
Circumnavigation