ce que vos yeux vairons

Manège

Il monte, il descend,
Il pense à un poème sur
Son cheval de bois,
Les pères sont là, qui
Applaudissent les cavaliers,
Lui, dans le silence
Orphelin depuis le temps,
Ses pieds touchent le sol,
Ses cheveux, en casque blanc,
Il écrit, encore
Ses acrobaties,
Cornets de Murat, les bras
De sa poésie
En spirale se
Referment sur lui,
Les enfants descendent
Il reste.
Là est son écurie

Sable, eau. Château

Le monde, observé
Au travers d’une bille d’agate
Des volutes de
Vers forgé

Inexprimable

Ta gorge est filet,
La tortue, ce sentiment
Qui s’entortille
Dans ses mailles

Toutantoc

Faire une montagne,

De tout, sapins synthétiques

No trespassing

Il y a des mots
Que tu tapes les yeux fermés
Sur le clavier. D’autres,
À l’architecture
Compliquée. Où est la lettre ?
L’écartement des
Doigts, du A au M. Tu lui
laisses si peu souvent
Écrire Amour, à
Ton ordi

Ma journée dans la peau dans l’OHio d’une cheerleader

Rêve, ou anti-rêve ?
Décide-toi, me dit la
Petite voix. Je: euh…

Sur le bassin aux nénuphars vogue en coque de noix une bassine

Déglingue de la
Comptine, les enfants sont grands,
Les bateaux, radeaux

Jpeg

Odeur, pneu brûlé

Feu de cheminée
Sur la banquise, couleur des
Cendres de la neige

Jpeg

Comptine pour un vieil enfant

Où sont passés les
Oursons blancs ? Ne sont plus que
Peluche de Nylon

La mer est rouge, six juin

Dans le lointain flotte
Légèrement maintenant
Le corps des feuilles, du
Papier bible, du
Rizla, linceul qui se colle
Sur les hommes de la
Grande Mattanza