Cloques en stock, Kaffeekanne
Ton doigt serti d’une
Perle de Tahiti, soudain.
Son orient rose-thé
Ton doigt serti d’une
Perle de Tahiti, soudain.
Son orient rose-thé
Le silence qui
Crépite, la pluie, sur un
Bout de craie. Bruit blanc
La peau du tambour,
Ardoise imprégnée d’orage
Vibrations lourdes,
Bruit, un rossignol
Au bout des maisons,
L’usoir au fumier, qui fume
Le médecin du
Roi hume, prend le pouls, l’odeur
Au tamis, l’humeur
Pseudo
Dans le village
De mon enfance, tous les vieux
Avait un surnom
Clémentine, Martha,
Le menuisier, Schreiner Hans,
Pépé, glissement
De Pierre, à Baptiste,
Il avait joué
Un mystère dans la troupe
De la paroisse
Le nom est resté
Le médecin de
Famille appelait Mémé
La Macaroni,
Dit gentiment,
Docteur Ya-un-os
La messe des enfants, Mémé
Jeune, elle allumait
Le feu aux Juifs, le soir du
Vendredi. Vieille, dit
Bisch a Jut, j’en ai
Ras le cul du mercredi,
Matin, messe, après
Midi, le kiné, je veux
Mon jour de congé,
Comme tout le monde
Walter, c’est Walter,
État noble de la matière
Walter what ? Nickname,
Spirit of Saint Christopher
Temps où elle n’était
Pas encore grand-mère. Peut-être
Un peu amoureuse
D’un prisonnier russe
Nouchka
Pas du plattallemandfrançaisitalien
Mon prénom, pour elle
Prénom de Maman
La mode, à l’époque
Allemande
On change de langue
Comme de chemise
Montagnes noires que
Papa rentrait à la cave
Je vide ma mine
Papa garde sur sa
Chaudière à fuel un drageoir
De verre taillé
Dedans, trois baies noires,
Fruits de la peine des hommes.
Dernière remontée
Il faut mourir de
Son vivant, pour vivre
J’écoute le chant,
Pour la première fois,
Les larmes de quoi,
L’absoute, et l’encens