Les deux marronniers
par marronbleu
Ici, chez moi.
Où les toits sont épaule à épaule.
Où aucun ne risque une tuile plus haut que l’autre.
Où les rues déroulent leurs rubans plats, rien ne dépasse.
Il y a.
Formidables.
L’un à l’est, l’autre à l’ouest.
Deux phares gigantesques, qui dressent leurs épais fûts de bois loin par-dessus tout ça.
Deux gardiens de sépultures, cimetière juif, cimetière chrétien, et les branches de ces vénérables, où se mêlent indifféremment, les accents du chant des oiseaux.
Sublime.
antennes pour oiseaux
antiennes pour la Vie
nourris des corps
mânes itou
deux manches de Paix
sortis de Terre
Merci, Barbara.
Deux pôles.