ce que vos yeux vairons

Catégorie: air doux

Psalm

Hymne des Chérubins
Une astrance des champs
En clef de voûte
La nuit sans ses boisseaux
Nonpareilles cierges les étoiles portées par le lustre,
Radieuse

L’herbier d’entre les pavés

Il y a
Couvre~plaque~d’égout
Qui dresse la table,
Nappe le Pont~à~Mousson
De sa bayadère
Violet~vert,
Qu’un chat posé là housse
De sa présence
Comme le molleton
D’un pot à thé,
Un myosotis pervenche,
Un épi de blé
Les hirondelles vives aiguisent
Leurs ailes
Meule, le ciel
D’un métal léger le matin
Ne fait pas encore d’étincelles
Un noyau de cerise
Les carpes du bassin
Ont leur héraut,
Invisible crapaud
Qui joue du goître,
Mais avec parcimonie,
La nuit, ses bulles de savon
Moins impérieuses,
Le jour
Elles trouvent leur maître,
Petit garçonnet
Du coin de la rue
Qui tourne avec délectation
Et sans l’user
Son premier mot
Papapapa
Dans la bouche,
Minuscule oiseleur
Et sa douce mitraille,
Les pages,
Où se déposent
Les collectes



La manade

Sylvain
Prudence
Estelle*
Achille
Constantin

Dehors, Kranz(kuchen) Schubert

Bar à confitures

Sur le comptoir de Jeeves

Couteau suisse, Cure~Dent, le hérisson,

Préposé au jus d’orange

Se prête élégamment

À ma demande du jour,

S’ébroue dans un petit panier

D’églantines,

Retire le poil à  gratter,

Me semble un peu,

Avec sur le dos

Sa cuirasse

De banderilles emperlées,

De la famille

Des Esseintes,

Je demande la tortue,

Mais déjà

Jeeves le débarrasse de son bât,

Donne un tour de bouillon

À la gelée vermillon

Et en empourpre

Délicatement

Ma tartine,

Le café fume,

J’en hume le tabac

Dehors, im Bach

Remonter

Des profondeurs,

Par l’oculus percé dans la glace

Respire,

Autour

La mer est en eau

De banquise,

Et tu te tiens

À ta fenêtre,

La seule au monde,

Avec jardinière

De geranium,

Chat paressant sur le zinc

Et moineau prudent,

L’eau est tiède,

Le monde en ébullition,

Jeeves~comme~un~poisson~dans~l’eau

Hautement~adaptable

Prend la vague,

Te parle,

Neander,

De ses révolutions,

De l’évolution

De tes pariétales

Amène

De la couleur

À  la conversation

Broie malachite~des~prés,

En remplit un tubes argenté,

Lave le byssus des pinceaux

À l’eau douce,

Éprouve

La solidité

Du store vénitien,

Tout va bien,

Lundi on va nager

 

 

 

 

Dehors, transport

Loin est le lilas

Le vent

Je l’ai dans le nez

Dehortillonnage

Emprunter un chemin,

Puis le rendre

Livre lu,

Ou non,

À la bibliothèque.

Sortir du grenier

À foin,

Tendre la main

À la corde

Et laisser faire la poulie,

En bas,

Commence mon chemin,

Mort du petit cheval,

La fin est le début

Passage de témoin,

Usé par le soleil,

Le vent,

Comme un épi de blé,

Mâchonne

Son mors,

À la vie, J.R.

 

 

 

Dehors

Nuit, la foudre peint

Pousse ses veines, hanabi

Fleur, ballochorie

Dehors

Le vent et ma peau

Les laisser en tête à tête 

Se parlent

 

Planète, gens sans terre

Zone habitable
Tout confort, jusqu’à l’amour,
Lyophilisé