Bäumen bauen

par marronbleu

Une herbe a pris pied, dans le goudron d’une anfractuosité.
Un arbre a soulevé le béton ferraillé, d’un bunker, bras de fer, la pierre a craqué.
Les champs, les prés, et l’été, un lacet vert de parasols, une ligne de front, à l’ombre douce, des essences qui sentent bon.
Ici, mon pays, les blessures mourront un jour, et le ciment retournera à la terre.
Tout est friable, jusqu’au souvenir.