ce que vos yeux vairons

Mois : juin, 2018

Patère

Jpeg

Autoportrait au jarret

Jpeg

Imago

Tout ce que je laisse à l’état de pupe, une histoire qui fermente, une paraison, l’éclosion d’une bulle, votre Biot-visage, une lessive qui bout, et le visage fond, il reviendra, lire les formes, dans les nuages de savon, cartomancie.

Le baume, la pluie

Du crépon, du papier froissé, les immortelles, le craquelé, raku des lèvres sèches, l’herbe devient foin, et la terre à nue, qui se morcelle, entre les mottes, des balafres, soleil pirate.

Au premier degré

Il fait chaud, plus encore, à l’adverbe, extrêmement, vous verriez les marques, empreintes digitales encrées à la sueur, la colonne de mercure qui semble léviter, le billot, ses branchies d’écorce grand ouvertes sur l’été, vous sentiriez, et vos yeux, qui lisent, desquament.

L’envol

Le billot joue, ses épaules se jouent des ficelles, colliers de noyaux dénoués, il a découvert la portière, et ses cailloux de pêche, qui bée, l’été, sur le jardin, il s’enroule autour des rameaux mouvant sous le vent, comme on se scelle, Carlos Gardel, autour du buste-liane d’une danseuse de tango.

Qui m’agacent

Il essaye de faire nuit, en cette nuit de juin, juin n’est pas propice. Les nuits sont blanches, moins que le petit matin, et le petit matin est loin, la portière en noyaux de pêche cliquète, à quoi bon, dire au vent que les mouches dorment, il continue, son disque rayé, et mon bras, qui balaie les draps, tangentiel, il se détache. Tout est cire, la portière cliquète, mon bras, les sillons de la sueur, l’étang, le désir, et demain, toutes leurs brumes se seront levées, le jour, le temps des soifs claires.

Question à Conseil

Poisson-pilote,
Ouvrir le cénote,
A la bonne page,
Le laisser glisser,
« Vingt mille lieues sous les mers »,
Aimes-tu, Nemo,
Kitège, in blue.

Tangente

Tu nomm/ades ton sillon, le billot, et je défriche une sente, je derviche autour de mon point d’eau, un point qui s’élargit, l’étang, je n’en atteins pas le centre.

A ton âge

Une maison, un bébé pleure, et ses pleurs qui passent, puissants, murs et fenêtres, tout est fermé, ce grondement, de fond de grotte, in-desarticulé, plus tard, sera parlé, à voix de plus en plus basse, sa houle, son grain de haute mer, « j’ai faim, j’ai besoin de toi », plus de tempête, « tu es grand, maintenant ».
Mais j’ai mon grand cri sur les bras, comme un oiseau prêt à fondre.