Trompettes de Jéricho

Ce qu’un simple fil
Et son maillage de fer,
De l’air et une résille
À la copie d’une toile d’araignée
Consacre,
Le contraire de ce que l’épeire
Tisse,
La raideur,
Limes là où il suffirait
D’une simple haie,
Dense,
Qu’y nichent
Les moineaux
À peine plus haut
Que cela, tu vois,
Que le chat saute,
Retombe sans sa proie,
Que l’aubépine
Fleurisse
De part et d’autre
Des parcelles,
Et que ses fruits
Se donnent
En sacrifice
Sans distinction,
La clôture est stérile
Un fil gainé de vert
Qui se fond
Dans le paysage,
Comme le nez
Au milieu de la figure,
On s’y accroche,
Espérer que le lierre
Fasse son oeuvre,
Occupe le vide
De ses lianes,
Ponce les aspérités
Des ans,
Remaille ce bas en boa
Qui étrangle
Le jardin,
Et l’isole
Des vivants