ce que vos yeux vairons

Catégorie: après

Troménie

La concession ne durera pas
La bruine est froide, et le vent cisaillant chasse les derniers pêcheurs, mes sharing partners
La couronne de l’étang est vide
Personne, les cabanes, comme autant de gemmes qui la sertissent, ont le ponton relevé
Je suis seule, avec le mauvais temps
Silhouettes vertes, et immobiles, félins à l’affût parmi les touffes de roseaux, les pêcheurs, silencieux, se sont diluées, la pluie
L’étang répond à mon désir, balance à fléau, son plateau penche en ma faveur
Mais la concession ne durera pas
Le temps varie

Sous verre

Figurine de terre,
Qui se désagrège. À ses
Pieds, le vent. Poussière

Chambre stérile

Une écume brune, sèche,
La terre du champ, et le vent,
Plus-que-poussière

Temporaire

Pluie. Ce n’est pas dire
« Il pleut ». Ses gouttes, en l’air, à
Jamais suspendues

Boulangerie, Belle Angerie

Sur le sulfure du
Papier, un tatouage
Gras, croissant de lune

Bouche

Fontaine d’automne,
Y croît, puis coulent, les feuilles
De l’érable rouge

Régénérer

Arrivée au bout
L’envie pyromane, tout brûle,
À la Palissy

Se consume le chromo

L’odeur brune, sous le
Bleu, elles brûlent quelque part sous
La pluie, les feuilles mortes

Désordre

Gélif l’automne, le
Récit cristallisé se
Brise, poussière de vers

Meretseger

La vipère à cornes
Boustrophédonne entre les
Pierres. Elle écrit rien.