Le vent passe
L’arbre n’est plus que
Tronc. Point le bourgeon d’une
Branche, en ex-voto
L’arbre n’est plus que
Tronc. Point le bourgeon d’une
Branche, en ex-voto
La ville, sous les flots
Roi mérou et reine murène,
En leur palazzo
Brume de cent ans sur
Le loch, rôde l’amour, le
Jour, sur Brigadoon
Fleur de bougie, qui
Ne s’épanouit que la
Nuit, corolle. Fumée
Vous, fleurs in petto,
En serre de la nuit, que j’aime,
Mes perpétuelles
Marée montante
Des fleurs sur les pierres, laisse
De mer, chrysanthèmes
Safran sumac sur
Le suaire de la nappe, le
Lys s’est ouvert
La terre a gercé
Endroit de la piqûre où
Le grain a germé
La trappe, au fond du
Tableau. Soulève le rideau.
La chambre noire
Le coing et le chou
Lévitent, moment de grâce, à
Jamais suspendue
La forêt est vide
Tous les arbres sont partis
On m’a oubliée
Sous la tuile couleur
De feuille morte, le nid est
Vide désormais