Surface de Boy
Faire le tour de l’île
Refaire le tour de l’île, se
Perdre en conjectures
Faire le tour de l’île
Refaire le tour de l’île, se
Perdre en conjectures
Je tends une main en
Forme de nid. Que voit l’oiseau,
Quatre serres, un ergot
J’attends rien, c’est bien
Plus qu’attendre, intransitif,
Rien a un visage
Penduler entre
Antipodes trait-d’unionnés,
D’étang, à forêt
Sa voix, Kate Bush, à la centrifugeuse.
J’isole, de la crème, le lait aigre que j’aime
Je suis à la surface, celle des choses, il faut être lourd de quoi, de quelles expériences, de quelle histoire, de quelles années, pour se laisser couler vers un intime humain, toucher plus loin, que la chair d’une phrase, toucher du doigt, un autre doigt, résister, ne l’inclure, comme un insecte, à la goutte d’ambre qui se fige là.
Hier, rien.
Aujourd’hui, deux marcheurs.
Je suis une vache qui paît sur sa terrasse.
Le petit train passe.
Si je voyais le monde, comme un batracien cavernicole, qui ne voit rien, les yeux n’auraient plus d’importance.
Avec le temps, ils finiraient par tomber.
Il me pousserait peut-être d’autre mains, que j’userais à lire.
Tous les brailles, toutes les rides.
Les creux, les épaisseurs, me parleraient.
Être touché.
Le doux, le chaud, qu’est-ce qui me dirait le beau.
Puis tout s’écarquille, tout ce qui a des bras, le regard, la couronne des arbres, moi, et le soc du chasse-neige, sa lame double, qui ressemble au rostre d’un animal antédiluvien, à la plume de fer du stylo de Gulliver, la maison, je m’en approche, et le ciel se penche sur son toit, la cheminée est le premier barreau d’une échelle qui disparaît dans les nuages.
« Voilà ».
Si près du ciel.
La porte s’ouvrira.