Hobo
Les oiseaux vont pieds
Nus poussiéreux. Mais leurs ailes.
Mantel d’un roi
Les oiseaux vont pieds
Nus poussiéreux. Mais leurs ailes.
Mantel d’un roi
Ziggourat, Babel
D’oiseaux, le haut marronnier,
Je n’y entends rien
Large tulipe noire d’un parapluie de berger, poinçons des mites de l’été dernier, un soir de pleine lune, en faire tourner la toile, comme un potier, laisser filtrer, de la dentelle dévorée ombrelle une cartographie inédite, celle d’une constellation, et de ses étoiles, en lent goutte à goutte
Elle ne se révèle
Que sur fond noir. Rien ne sert
De darder le ciel.
Le long du tronc d’un
Arbre, où se coule le
Regard. Fait l’affaire.
Qui abat sa grêle
Sur la fenêtre, moi je
Suis sûre qu’il fait beau
Grisaille, les traits.
Visages en nuage, ourlet
Du plomb, le vitrail
Entre le soleil
Et le champ de colza, un
Fétu d’oiseau plane
Barque, une plume d’oiseau,
Qui descend la rue, dans le
Ru d’un caniveau
Le dessin changeant
D’un essaim d’étourneaux, sur
Les cieux, noire sur bleu
Du pain azyme, ses
Petits cratères en ingrain,
Matin de la lune