ce que vos yeux vairons

Catégorie: ciel

Hobo

Les oiseaux vont pieds
Nus poussiéreux. Mais leurs ailes.
Mantel d’un roi

Prédisposition

Ziggourat, Babel
D’oiseaux, le haut marronnier,
Je n’y entends rien

Planétarium

Large tulipe noire d’un parapluie de berger, poinçons des mites de l’été dernier, un soir de pleine lune, en faire tourner la toile, comme un potier, laisser filtrer, de la dentelle dévorée ombrelle une cartographie inédite, celle d’une constellation, et de ses étoiles, en lent goutte à goutte

La pluie

Elle ne se révèle
Que sur fond noir. Rien ne sert
De darder le ciel.

Le long du tronc d’un
Arbre, où se coule le
Regard. Fait l’affaire.

C’est une pluie de cinéma

Qui abat sa grêle
Sur la fenêtre, moi je
Suis sûre qu’il fait beau

Chartres enchâssée [bleu]

Grisaille, les traits.
Visages en nuage, ourlet
Du plomb, le vitrail

Thermique

Entre le soleil
Et le champ de colza, un
Fétu d’oiseau plane

Vers

Barque, une plume d’oiseau,
Qui descend la rue, dans le
Ru d’un caniveau

Bruine d’oiseaux

Le dessin changeant
D’un essaim d’étourneaux, sur
Les cieux, noire sur bleu

Gibbeuse

Du pain azyme, ses
Petits cratères en ingrain,
Matin de la lune