Sur les toits
Le ciel est de buvard, ce soir, des ocelles grises et noires, puis le brouillard, sur son bleu de lin.
Le ciel est de buvard, ce soir, des ocelles grises et noires, puis le brouillard, sur son bleu de lin.
Regarder, intrus, sur la pointe des pieds, par le trou de la serrure. Se rêver invité.

Son visage, des nuages rougis de froid, le ciel, ce matin. Je tends la main, qui n’atteint rien, sa peau, si haut, et je suis une petite buée venue de loin. Le frôler.

Hier nuit, vous auriez vu le ciel. Une devanture, chez Tiffany. Des velours où scintiller, des pierres lointaines et pâles. L’avez-vous vu, ce plumetis d’étoiles. Je le crois. Vous sillonnez leur pré.
Mon trésor. N’avoir
Rien. Je veux bien, avec toi,
Le dilapider.
Le ciel, ce soir, rouge, rose-grès, les îles Sanguinaires au-dessus des toits, l’embrasement d’une joue, puis tout s’apaise, du feu ne reste rien, l’idée d’une braise, une trace noire, un nuage qui s’assombrit.
L’ossature, bois de
Balsa, défroissage à sec,
Membrures chiffonnées.
Le ciel, ce matin.
Longues lianes de kelp, une mer, et
Ses nuages qui vaguent.
Semblable à un rognon de silex.
Dans ma main.
Un os de cerf.
Un percuteur pour casser son noyau dur.
Ouvrir la pierre.
Sa tranche lisse.
Un quartier d’orange noir.
Brillant.
Pépins de mica.
Et des inclusions grises.
Des veines marron.
Ainsi, la nuit.
Rien n’est vraiment sombre.
Il y a là toutes ses moires.
La lune, derrière un nuage.
Et la fonte du brouillard.
Lessive de la bruine où se disperse la lumière.
Le ciel, la brume.
Et dans la nuit.
Une joue argent.
Le rai d’une éclaircie.