« Depuis la lucarne », héliogravure

Aujourd’hui, gris, le ciel, le soleil, une tache d’huile, un rond gras, une macule sur du coton hydrophile, un nuage, sale de pluie, l’hiver a ses orages, aussi.
Le saule, et la longue résille de sa voilette, je cille, soleil naissant.

Les petits oiseaux, ivres, les moineaux. De tout, les boules de graines pendues aux arbrisseaux, du redoux qui trompe leur boussole, les petits oiseaux sont cigales, leur chant qui éclot à la première poussée de soleil, ils ne voient plus les corneilles, en mante de grand deuil, les corbeaux, la pompe funèbre de l’été.
Entre la suture grise de deux nuages, l’hésitation, l’empressement de la pluie déjà, et son goutte à goutte, le soleil, non grata, en exil, aux confins du ciel, la lumière n’a rien à faire là.
Posant ses doigts en sang sur le jardin, l’hiver, des gouttes d’églantine, des boutons de rose morts-nés, leur velin de pétales rouillés, et le gris pâle d’un ciel convalescent.
Je vous baptise Aldébaran, vous qui ne dites jamais rien, visiteur du soir ou du matin, petit point brillant d’un quasar américain.