La chanson-sparadrap
Son enquiquinante scie
Son enquiquinante scie
La nuit s’engouffre
Dans un ciel noir et la toile
Bise des étoiles.
Au concert du silence, j’ai ajouté ma voix.
L’absence du chant, lèvres célant,
Paupières d’une bouchée fermée
Sur l’ison doux
D’un passé
Que vous fîtes
Néant.
LX-VCI
Les cirrus,
Mantille
De Gaza
Délicats,
Que fend
De ses zébrures
Le quadrille
D’un Morane
Et d’une Luciole
En son vertige.
Eveil
D’un merle
J’attends
Le bourdon
Lointain
D’une première
Couronne
D’aube.
Le sommeil
Remonte
Un drap.
Votre alphabet si
Singulier, je balbutie,
J’assemble des mots.
Emile
A Wilno,
Un pont
De mots,
Jetés
D’outre-tombe,
Par l’airain
De l’amour
De Mina.
Marée montante
Du soleil, merveille de son
Eau. Vol paisible.