ce que vos yeux vairons

Catégorie: ciel

Fonck

Les cirrus,
Mantille
De Gaza
Délicats,
Que fend
De ses zébrures
Le quadrille
D’un Morane
Et d’une Luciole
En son vertige.

4h45 AM

Eveil
D’un merle
J’attends
Le bourdon
Lointain
D’une première
Couronne
D’aube.
Le sommeil
Remonte
Un drap.

趙無極

Votre alphabet si
Singulier, je balbutie,
J’assemble des mots.

R.G. und Mina

Emile
A Wilno,
Un pont
De mots,
Jetés
D’outre-tombe,
Par l’airain
De l’amour
De Mina.

L’aérostier

Marée montante
Du soleil, merveille de son
Eau. Vol paisible.

Le ballon captif

Un boulet léger

Dans les nuages, amarré

Au bout de sa laisse.

18h15, le ciel

Le jour tuile la nuit, non plus le contraire. L’hiver rentre dans ses terres.

In your clouds

Au roulage

Le soir ces jours là fut d’un marbre noir. Et l’ivoire des étoiles qui en mitait la surface. Le ciel silencieux ne se troublait qu’à l’angélus. Hédda attendait à l’orée de la nuit.

Wing waves

La vacuité de ses jours, lourds de son seul ennui. Elle guettait en  vigie la bascule des restes du jour dans la nuit et l’érosion de la lumière. Elle avait besoin de noir. Elle se remémorait et convoquait ses fantômes. Sans lui, son monde s’était étréci. L’étrange faculté d’Hédda de se rouler en boule comme une rose de Jéricho et d’attendre la rosée. Max lui était consubstantiel. Elle goûtait le poids de sa croix, aussi lourde qu’une fin de nuit, Max échoué sur son flanc droit.