Le ballon captif
Un boulet léger
Dans les nuages, amarré
Au bout de sa laisse.
Un boulet léger
Dans les nuages, amarré
Au bout de sa laisse.
Le jour tuile la nuit, non plus le contraire. L’hiver rentre dans ses terres.
Le soir ces jours là fut d’un marbre noir. Et l’ivoire des étoiles qui en mitait la surface. Le ciel silencieux ne se troublait qu’à l’angélus. Hédda attendait à l’orée de la nuit.
La vacuité de ses jours, lourds de son seul ennui. Elle guettait en vigie la bascule des restes du jour dans la nuit et l’érosion de la lumière. Elle avait besoin de noir. Elle se remémorait et convoquait ses fantômes. Sans lui, son monde s’était étréci. L’étrange faculté d’Hédda de se rouler en boule comme une rose de Jéricho et d’attendre la rosée. Max lui était consubstantiel. Elle goûtait le poids de sa croix, aussi lourde qu’une fin de nuit, Max échoué sur son flanc droit.
En mes
Silencieux
Déserts,
Votre
Echo
Disert
Qui
Crisse,
Joyeux,
Et coule,
En rigoles
De sable
Sous
L’amble
De mes
Pas.
A poings joints sur le bord de mon île, et la rosée d’avant le matin qui emperle nos cous engoncés, le vôtre sans doute roidi du vent que cisaillent les haubans, le mien encore tiède, et qui se hausse à la première fausse note du Luciole qui s’enroue. Il chante faux, comme Max, mais que cet air m’est doux.
L’étrave
Ecumante
Du poitrail
Des chevaux
Eventre
Les flots
Qui bouillonnent,
Fracassés
Par le
Pilon
En mitraille
Des sabots.
Accent mouvant et
Circonflexe des oies qui
Désertent l’été.
Vole au vent, petit
Cerf, romps ton amarre, et lance
Ton brame aux nuages.