Arythmie, origami
Muscle strié, coeur
Plissé du papier, la fleur,
A les lèvres bleues
Muscle strié, coeur
Plissé du papier, la fleur,
A les lèvres bleues
La trappe, au fond du
Tableau. Soulève le rideau.
La chambre noire
Le coing et le chou
Lévitent, moment de grâce, à
Jamais suspendue
Circulaire, coeur d’une
Fleur de pierre, coquille de Sienne,
Canaux d’Amsterdam
Pivoine. Intérieur.
Soie serrée, nul n’en voit les
Plis. Origami
Ouette, à l’oeil plus grand
Que le ventre, sur l’eau grise,
Cerise du regard
Vous lire
Bout de la tige
D’alkékenge sèche, une
Lanterne vive. Verte
L’automne, âge d’or de
L’arbre-photophore, Lucie
Ceinte avant l’heure
La forêt est vide
Tous les arbres sont partis
On m’a oubliée
Sous la tuile couleur
De feuille morte, le nid est
Vide désormais
La concession ne durera pas
La bruine est froide, et le vent cisaillant chasse les derniers pêcheurs, mes sharing partners
La couronne de l’étang est vide
Personne, les cabanes, comme autant de gemmes qui la sertissent, ont le ponton relevé
Je suis seule, avec le mauvais temps
Silhouettes vertes, et immobiles, félins à l’affût parmi les touffes de roseaux, les pêcheurs, silencieux, se sont diluées, la pluie
L’étang répond à mon désir, balance à fléau, son plateau penche en ma faveur
Mais la concession ne durera pas
Le temps varie
Grenat terne du corme,
Frotte la terre, en son coeur,
L’éclat d’une fleur