ce que vos yeux vairons

Catégorie: écriture

Fouir

Son coeur est de ces
Forteresses, Salses, à
Demi enterré

Les bas-fonds, l’étang

Décor de théâtre
Les nénuphars redescendent
Au noir de la fosse

Mon coeur

Elude-t-il le « mon », qui précède le coeur, dans l’expression, l’homme qui s’adresse à sa femme
Je ne crois pas, il ne parle pas de façon insensée, de même manière qu’il ne tronque, ni n’abrège
Je crois que cette femme est Coeur
Noyau
Centre
Les yeux, la voix épellent, à son idole, une infra-monodie, que nul autre, hormis elle, n’entend
« Coeur »

Salle

Vision d’un éther
Sur le verre dépoli, la
Buée. Salle de bain

L’homme est un pistil, derviche

La tête, l’oreille penchent
Vers l’épaule, le corps, la jupe
Girent. Corolle d’une fleur

Jeu de dames

La pluie colle les feuilles
De platane sur le trottoir
Pas japonais jaunes

Une fillette sautelle
Sur la marelle en désordre
Recherche le ciel

Sous verre

Figurine de terre,
Qui se désagrège. À ses
Pieds, le vent. Poussière

Chambre stérile

Une écume brune, sèche,
La terre du champ, et le vent,
Plus-que-poussière

Sphère, coeur

Pomme de kaki en
Coupe. Atours de la section,
Couronne de pépins

Étude, détail

Une main. Ses veines
Saillantes et noires, réseau
Des racines. L’arbre