Stylite
Moine, de l’ordre des
Contemplatifs, le héron,
Juché sur une patte
Le vent soulève ses ailes, qui battent
L’oiseau, humain
Moine, de l’ordre des
Contemplatifs, le héron,
Juché sur une patte
Le vent soulève ses ailes, qui battent
L’oiseau, humain
Que lire, désormais
Fumerolles des charbonniers
Trace du loup en lynx
Cuir bourgogne des
Feuilles, vélin de l’automne, script,
Tanins et nervures
Bloc de pierre, j’entends hennir une frise de chevaux,
Inventer le ciseau, la férule, se déclarer écolier
Tailler la montagne en cubes, une montagne de cubes,
Puis un jour, le sérum sourdant de mes ampoules
Fécondera la poussière, d’une arête poussera quelqu’un,
L’amorce, bourgeon de corne d’un sabot
Jusqu’au débris, je
Racle l’assiette à dessert,
Ainsi, de l’automne
Dont je presse la
Lumière, mais le soleil est
Une orange sèche
Baignoire, une eau cyan,
Le ciel, azulejo, passe,
Un nuage de mousse
Vapeur, son haleine
Sur le miroir, mon reflet
M’a quittée. Le froid
Consterne la vitre
Constelle le verre, le biote,
Glace d’une Encelade
Juxtaposer deux
Images naissance de la
Coïncidence. Vous
Rambarde de la
Digue, l’aigrette grise, juchée,
Aiguière d’argent
Il neige dans ma main,
Dans la boule de verre que je
Berce, l’hiver est tiède