ce que vos yeux vairons

Catégorie: écriture

Tintinnabule

En terre argileuse, l’art campanaire des fleurs, silencieux, toutes ces corolles, trop lourdes, que rien ne remue, que peut le vent, tourner autour de la fonte, parfois, le bronze d’un pétale, lorsqu’il tombe, sa note, désaccordée.

Sa vie

Le foin le divin le purin, dans un cendrier, un cigare.

Herb

Le goût de quinine, mon écorce, quand elle vire à l’amertume.
« Tu n’es pas réglisse », me dit le billot.

Levure chimique

L’ison, filé comme une pâte de verre que l’on étire, variation de la lumière, une altération, oh, à peine, quelque chose qui vient s’appuyer, plexus solaire, et la note change, un nuage, le diaphragme qui n’en puit mais, le souffle se tuile, bouche à bouche, et renaît.

Par définition

Je lis, aponie, je lis, je relis, jusqu’à l’hypnose, le mot, et la douleur, mon osselet comme un fléau, trouver autre chose, un mantra à ma mesure, « Ça va passer ».

L’étang, en attendant

Jpeg

Marcher, il faut rentrer

D’abord, l’hébétude, et son anesthésie, puis térébrante, et lancinante, la petite mélodie de la douleur, son morse de pivert, brève-brève, longue-longue, là, dans le pied.

Donnerwetter

Et tout est étain, le ciel, le chant des oiseaux, Roland Furieux, il ne reste que les corbeaux, et leur rocaille, décomposition du bleu, les nuages sont amas de laine sale, le suint de la pluie, qui emporte un duvet de mésange, petite médaille un instant suspendue, et.
Flash au magnésium, le visage de folle de la forêt, les tubulures de l’orage, des piétinements, un séisme de bêtes sauvages, pris par l’éclair, et le tonnerre, tout halète, le tonnerre, en forêt noire, comme sur les hauts de Cracovie, le joueur de trompette, crac

Imago

Tout ce que je laisse à l’état de pupe, une histoire qui fermente, une paraison, l’éclosion d’une bulle, votre Biot-visage, une lessive qui bout, et le visage fond, il reviendra, lire les formes, dans les nuages de savon, cartomancie.

Le baume, la pluie

Du crépon, du papier froissé, les immortelles, le craquelé, raku des lèvres sèches, l’herbe devient foin, et la terre à nue, qui se morcelle, entre les mottes, des balafres, soleil pirate.